Emmanuel Macron s’adressera aux Français ce mardi soir dans une émission spéciale sur TF1. Lors de cette intervention, il pourrait annoncer l’organisation d’un référendum concernant la légalisation de l’aide active à mourir, question centrale au sein du débat parlementaire en cours.
Un retour en hémicycle tumultueux
Ce lundi 12 mai, les débats relatifs à deux propositions de loi (PPL) ont repris à l’Assemblée nationale après avoir été interrompus par une dissolution précédente. Le ministre François Bayrou a décidé de scinder la législation portant sur la fin de vie en deux textes distincts : l’un concerne les soins palliatifs, tandis que l’autre aborde plus controversément l’aide active à mourir.

Si la première proposition fait consensus, il n’en va pas de même pour la seconde. Un ministre des Républicains, habituellement pondéré, a exprimé son indignation face à un article qui pénaliserait ceux tentant de dissuader quelqu’un d’accéder à cette aide. « Nous sommes chez les dingues ! » s’est-il exclamé en découvrant le contenu du texte. En réaction, 2 610 amendements ont été déposés, dont une majorité par des députés adverses à cette légalisation.
L’idée d’un référendum suscite des discussions
« Le référendum permettra de trancher », a concédé le ministre LR après quelques instants réflexifs. La décision d’Emmanuel Macron quant au recours à cet outil constitutionnel reste incertaine alors que ses conseillers restent muets avant sa prise de parole imminente. Un proche du chef d’État a cependu précisé que « C’est envisagé », soulignant que ce sujet provoque des réactions vives et unanimes parmi les acteurs politiques.
Des inquiétudes sont également soulevées concernant la perception d’un contournement potentiel du Parlement par Macron ; lui-même régulièrement accusé depuis son arrivée au pouvoir tendance minimaliste vis-à-vis des votes parlementaires.
D’autres thèmes abordés cet été
Macron pourrait donc envisager un référendum uniquement après le vote solennel prévu le 27 mai prochain concernant ces propositions loi et vraisemblablement autour de l’été suivant pour se prononcer sur davantage que simplement la fin de vie. Parmi les autres sujets possibles figurent notamment la réorganisation territoriale et une éventuelle interdiction des écrans pour certaines jeunes tranches d’âge.
Cette période estivale pourrait ainsi voir plusieurs questions cruciales être débattues directement avec le peuple français dans une démarche visant potentiellement à renforcer la démocratie directe.