Petit, je rêvais d'être très américain. Aujourd'hui, je souhaite mieux embrasser ma culture chinoise

Lily Wu : entre identité américaine et racines chinoises

Lily Wu, une Américaine de 31 ans originaire de Boston et d’ascendance chinoise, partage son parcours unique entre les États-Unis et Hong Kong. Passée d’une réponse défensive à la question de ses origines à une affirmation plus ouverte, elle explore sa double identité tout en naviguant les défis culturels liés à la vie en Asie.

  • Lily Wu, 31 ans, américaine d'origine chinoise, explore sa double identité.
  • Elle a grandi en Chine et aux États-Unis, parlant principalement anglais.
  • A Hong Kong, elle a appris à accepter son statut de «Gwei Mui» tout en cherchant une connexion avec la culture locale.
  • Elle préfère maintenant la vie hongkongaise à celle aux États-Unis.

Petit, je rêvais d’être très américain. Aujourd’hui, je souhaite mieux embrasser ma culture chinoise

Américain, né et élevé

Lily Wu est née dans l’Ohio mais a passé ses premières années en Chine, où ses parents faisaient partie des premiers étudiants chinois partis pour les États-Unis après les réformes des années 80. La famille s’est installée à Boston, ville natale de Lily, où elle a grandi au sein d’une communauté chinoise-américaine.

Elle évoque un environnement culturel riche : « Je suis américain. Je parle anglais », souligne-t-elle en se remémorant ses réponses passées à la question « D’où venez-vous ? ». Enfant, bien qu’elle parle le cantonais comme première langue, sa volonté de s’intégrer l’a poussée vers l’anglais. Aujourd’hui, elle ressent une forte envie de renouer avec ses racines : « J’aimerais parler mieux cantonais et mandarin ».

Au lycée, malgré sa bulle culturelle préservée par des activités telles que jouer du Yangqin ou regarder des drames télévisés chinois avec sa mère, Lily a pris conscience des aspects variés du monde qui l’entoure.

Prochain arrêt : Hong Kong

Après avoir étudié les relations internationales et l’économie à l’Université Tufts, Lily Wu déménage à Hong Kong pour un programme professionnel. À 23 ans, ce choix était motivé par le désir d’explorer le monde : « Déménager à Hong Kong, se sentait comme le bon type d’aventure », déclare-t-elle.

Sa transition vers la vie hongkongaise fut relativement aisée grâce à une infrastructure accueillante pour les anglophones. Néanmoins, vivre en tant qu’Américaine asiatique présente son lot de complexité : « Vous vous mélangez jusqu’à ce que vous ouvriez la bouche – puis les gens passent à l’anglais ».

Se considérant maintenant comme un « Gwei Mui » (terme cantonnais désignant une fille occidentalisée), Lily apprend progressivement à accepter cette étiquette tout en cherchant une connexion plus profonde avec la culture locale.

L’Asie a déplacé ma perspective

En revenant aux États-Unis depuis Hong Kong, elle remarque un choc culturel inverse : « Les rues sont larges et silencieuses. Presque personne ne marche ». Bien qu’elle apprécie le calme et l’espace que lui offrent ces visites familiales aux États-Unis, son bonheur semble désormais ancré davantage dans son quotidien hongkongais : « Atterrir à Hong Kong ressemble plus à rentrer chez moi ».

Ce parcours personnel illustre non seulement sa quête identitaire mais aussi comment notre environnement peut façonner nos perspectives sur différentes cultures.

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.