Le département du shérif du comté de Los Angeles a ouvert une enquête criminelle concernant le chanteur Smokey Robinson, suite à des allégations portées par quatre femmes. Ces dernières l’accusent de les avoir harcelées et agressées sexuellement entre 2007 et 2020, alors qu’elles étaient employées par lui.
L’enquête a été initiée une semaine et demie après que trois anciennes gouvernantes de Robinson aient déposé plainte pour des faits remontant à plusieurs années. Les plaignants, désignés sous l’identité de « Jane » dans la procédure judiciaire, affirment avoir hésité à signaler les incidents à la police en raison de craintes liées à leur emploi et leur statut d’immigration.

Initiation de l’enquête
Les avocats des plaignantes, John Harris et Herbert Hayden, déclarent dans un communiqué : « Nos clients ont l’intention de coopérer pleinement avec l’enquête en cours du LASD dans la recherche de justice pour eux-mêmes et d’autres personnes qui pourraient avoir été agressées de manière similaire ».
Réactions des avocats
Christopher Frost, l’avocat représentant Smokey Robinson, précise que le rapport policier a été déposé seulement après que les plaignants aient engagé un procès civil demandant 50 millions de dollars. Selon Frost : « Il est clair pour nous ce qui se passe ici. Cela signifie seulement que la police est maintenant tenue d’enquêter. » Il ajoute également que son client « accueille l’enquête », persuadé qu’elle établira son innocence.
Accusations et co-défendeuse
La poursuite contient des accusations telles que : agression sexuelle, batterie sexuelle, fausse emprisonnement ainsi qu’une négligence liée au milieu familial dans lequel ces actes auraient eu lieu. Elle nomme également Frances Robinson, épouse du chanteur, comme co-défendeuse pour avoir supposément créé un environnement hostile.
Montant des dommages-intérêts
Lors d’une conférence début mai, Harris déclarait : « Nous demandons des dommages-intérêts de 50 millions de dollars. Ce montant est clairement justifié ». De plus, Frost caractérise ces insultes comme étant « viles et fausses », promettant qu’il fournira prochainement des preuves visant à démontrer que cette démarche n’est qu’un moyen inacceptable d’essayer d’amasser des fonds via Mr Robinson.
Évolution du débat
Alors que le débat autour des comportements abusifs continue d’évoluer dans le monde du spectacle et au-delà, cette affaire met en lumière le besoin croissant d’un dialogue ouvert sur la sécurité et le respect au travail dans toutes les industries.