Les sociétés qui acceptent les cryptomonnaies

Chapô Les cryptomonnaies, telles que le Bitcoin et l’Ethereum, s’imposent de plus en plus comme moyens de paiement alternatifs en France. Les entreprises commencent à les accepter pour divers achats alors que la réglementation fiscale se renforce.

L’engouement pour les cryptomonnaies en France Le bitcoin a atteint un nouveau record historique le 5 octobre 2024, marquant une dynamique croissante des paiements en cryptomonnaies. Selon les données récentes, entre 10% et 12% des Français détiennent au moins un cryptoactif, surpassant le taux d’investissement dans des actions traditionnelles (7%). À l’échelle européenne, la popularité est encore plus marquée : 19% au Royaume-Uni, 17% aux Pays-Bas et en Belgique, 15% en Italie et 13% en Allemagne.

Les sociétés qui acceptent les cryptomonnaies

Damien Patureaux, cofondateur de Lyzi, déclare : « Café au zinc, saucisson, Lamborghini Urus à 250 000 euros, Rolex vintage et même des appartements. On achète de tout avec les cryptos ». Sa start-up a développé des terminaux de paiement qui permettent aux commerçants de recevoir ces devises numériques.

Une adoption grandissante par les entreprises Lyzi connaît une demande croissante pour ses services avec près d’un million d’entreprises clientes allant des TPE aux multinationales. Le fonctionnement est simple : un QR Code génère un paiement depuis une plateforme telle que Binance ou Kraken. En conséquence, les commerçants peuvent encaisser jusqu’à 98% du temps leurs paiements en euros, entraînant une augmentation du chiffre d’affaires estimée entre 3% et 5%.

Bien que plusieurs entreprises aient adopté ce mode de paiement silencieusement – notamment dans le secteur du luxe où l’image compte beaucoup –, quelques pionniers se démarquent déjà. Le Printemps est devenu le premier grand magasin européen à accepter Bitcoin et Ethereum depuis novembre 2024. Cela s’inscrit dans sa volonté d’élargir son offre conforme aux nouvelles attentes consommateurs.

Patureaux ajoute : « Nous sommes sur des achats plaisir avec des clients qui dépensent leurs plus-values ».

Des secteurs variés impliqués D’autres acteurs notables incluent Corsair qui propose ce moyen sur son site web ainsi que Tisséo pour ses services de transport à Toulouse. Des centres commerciaux comme Beaugrenelle à Paris adoptent également cette méthode.

Thomas Mendonça de Fitness Park affirme : « Il s’agit d’un moyen de paiement alternatif qui ‘matche’ bien avec notre clientèle, 25 ans en moyenne ». Un projet pilote sera étendu permettant ainsi aux adhérents de régler leur abonnement directement en cryptomonnaies.

Cannes est désignée comme « crypto-friendly » , encourageant restaurants et hôtels à rejoindre cette mouvance numérique sous l’initiative du maire David Lisnard.

À terme cependant, malgré cet engouement commercial pour les monnaies numériques proposées presque toujours convertibles immédiatement en euros par les entreprises concernées, il existe quand même une vigilance légale accrue envers ces transactions.

En effet. chaque achat exécuté par un citoyen français entraine la rigueur fiscale correspondante selon la loi – taxations pouvant grimper jusqu’à 30% dès lors qu’on dépasse 305 euros cumulés sur diverses activités liées aux cryptoactifs. Cette position contrastée favorise plutôt d’autres pays européens où certaines innovations sont désormais exonérées fiscalement depuis plus d’un an tels l’Allemagne ou le Portugal.

Journaliste spécialisé dans l’actualité, je combine dix ans d’expérience en rédaction avec une curiosité constante pour la société et l’innovation. Marié et passionné de randonnée, j’aime partager une information claire, fiable et accessible à tous.