Chantier controversé à la Maison Blanche : démolition de l’aile est pour une nouvelle salle de bal
- Des entreprises de Big Tech ont financé la rénovation controversée de l'aile est de la Maison Blanche.
- Le coût dépasse 300 millions de dollars, principalement via des dons privés.
- Le gouvernement et les députés critiquent le manque de transparence et le non-respect des lois sur la préservation du patrimoine.
- La démolition a commencé malgré les promesses initiales d'éviter l'altération du bâtiment historique.

Cette semaine, l’aile est de la Maison Blanche a été complètement démolie dans le cadre d’un projet de rénovation visant à construire une salle de bal pour le président Donald Trump. Ce chantier suscite des inquiétudes, notamment autour du financement et du respect des lois sur la préservation du patrimoine.
Le 22 octobre 2025, les équipes de construction ont entamé la démolition de l’aile est, prévue pour accueillir une nouvelle salle de bal d’une superficie impressionnante de 90 000 pieds carrés. Le président Trump a estimé que ce projet coûtera plus de 300 millions de dollars, financés par des dons d’entreprises privées.
Le représentant démocrate du Mississippi, Bennie G. Thompson, s’est montré particulièrement critique face à cette opération. Dans une lettre adressée aux entreprises soutenant le projet publiée vendredi dernier, il a exigé qu’elles fournissent des précisions concernant leurs contributions et les éventuels avantages en retour qui leur auraient été promis.
Il souligne également que « personne à la Maison Blanche n’a été honnête avec les Américains sur les plans ou sur les coûts » liés aux rénovations.
Thompson accuse par ailleurs l’administration Trump d’avoir contourné la loi fédérale sur la préservation du patrimoine historique national datant de 1966, exigeant traditionnellement qu’un processus transparent soit mis en place avant toute modification significative à cet emblématique bâtiment.
La destruction a commencé alors que le gouvernement fédéral était fermé, sans consultation préalable des historiens ou experts requis habituellement avant ce type d’opération. Thompson a prévu un délai jusqu’au 7 novembre pour obtenir des réponses détaillées sur les contrats fédéraux associés à ces entreprises impliquées.
Dans ce cadre, plusieurs multinationales notables se sont engagées financièrement dans ce projet, dont Amazon, Apple, Google, et bien d’autres encore. Par exemple, Alphabet, la société mère de YouTube, aurait versé plus de 20 millions de dollars au Trust for the National Mall comme compensation suite à un différend juridique lié au compte suspendu du président Trump.
Alors même que Trump avait assuré précédemment que son chantier ne toucherait pas à l’architecture existante – « Il sera proche, mais sans le toucher », avait-il affirmé en juillet – il semble aujourd’hui incontournable que ces promesses ne soient pas respectées avec cette démolition déjà réalisée.
L’absence totale auxquels font face les membres du Congrès pourrait également alimenter davantage l’inquiétude publique quant au sérieux avec lequel sont gérées certaines décisions touchant aux symboles majeurs commela Maison Blanche elle-même.