J'ai envoyé de nombreux courriels pour trouver une société de capital-risque aux États-Unis. Je suis ravi de travailler dans une petite entreprise

Tejas Vijh, un jeune professionnel indien, a fait le saut vers les États-Unis en 2022 pour se lancer dans le capital-risque.

Bien qu’il ait rencontré des défis liés au parrainage de visa, il a réussi à bâtir une carrière dans une petite entreprise qui l’a soutenu dans ses démarches administratives. Son expérience souligne l’importance croissante des petites entreprises face aux géants technologiques en période d’incertitude.

J’ai envoyé de nombreux courriels pour trouver une société de capital-risque aux États-Unis. Je suis ravi de travailler dans une petite entreprise

Tejas Vijh arrive aux États-Unis pour sa carrière dans le capital-risque

Tejas Vijh a déménagé aux États-Unis en 2022 après avoir obtenu son baccalauréat en informatique en Inde. Ses stages et connexions lui ont permis de décrocher un emploi précoce dans une société de capital-risque où il s’est trouvé passionné par la recherche et l’analyse.

Après sept mois d’expérience professionnelle, Tejas souhaitait développer davantage sa carrière à l’international. Pour cela, il s’est inscrit à un programme de maîtrise en analyse des affaires à l’Université Columbia, ce qui lui a permis de rejoindre New York.

Les difficultés liées au parrainage de visa pour les étudiants internationaux

Dès son arrivée, Tejas a rapidement réalisé que le chemin vers le succès n’était pas tel qu’il l’avait imaginé. Les entreprises évitent souvent le parrainage de visas pour les diplômés internationaux, surtout ceux venus d’écoles comme les MBA ou autres formations commerciales.

Lorsqu’il cherchait du travail après son diplôme, il n’a trouvé aucun immigrant dans son secteur et cette réalité était décourageante. Malgré cela, Tejas était déterminé à travailler soit dans le secteur des soins de santé soit celui de la technologie climatique.

La stratégie efficace : envoyer 500 e-mails personnalisés

Pour surmonter ces obstacles, Tejas a utilisé un logiciel nommé PitchBook, une base de données spécialisée dans le capital-risque. Grâce à cet outil, il a construit une liste complète contenant 2000 entreprises et commencé à envoyer des messages personnalisés tout en omettant volontairement sa situation liée au visa.

Son travail acharné porta ses fruits lorsqu’il reçut ses premières réponses positives après avoir envoyé environ le 200e e-mail. Au final, c’est grâce au 500e e-mail qu’il obtint deux offres : l’une d’une grande entreprise incapable de parrainer son H-1B pendant ses trois années d’OPT (Optional Practical Training), et l’autre provenant actuellement de sa petite entreprise employant seulement quatre personnes avec un partenariat attentif concernant ses exigences liées au visa.

L’expérience positive travaillant pour une petite entreprise

Bien qu’il n’ait pas obtenu son visa H-1B lors du premier essai en année dernière, il fut heureux que cette situation change suite aux loteries cette année où son nom fut finalement sélectionné. Sa société actuelle se montrant ouverte lui offre aussi la possibilité d’explorer des alternatives comme les visas O-1 ou EV-1 destinés aux talents extraordinaires si nécessaire.

Tejas exprime également sa reconnaissance envers cette décision stratégique : « Je suis reconnaissant d’avoir choisi une petite entreprise plutôt qu’une grande firme technologique ».

Il souligne que même si traditionnellement on considère les grandes sociétés plus stables pour ceux détenant des visas tels que lui-même – récemment touchées par des licenciements – la solidarité dont fait preuve sa structure actuelle est réconfortante :

« Je crois que mes partenaires me donneront honnêtement un avertissement si nous devons couper des employés ».

En finissant sur une note positive, il ajoute : « La flexibilité et la solidarité de ma petite entreprise sont des atouts précieux pour un immigrant comme moi ».

Passionné de sport et grand fan de la NBA je m’intéresse autant aux grands événements internationaux qu’aux histoires humaines qui se jouent en coulisses. Curieux et amateur de voyages, j’aime transmettre l’énergie et les émotions qui font vibrer le monde du sport.