Chapô

Eric Schmidt, ancien PDG de Google, a déclaré lors du Sommet Raisie à Paris qu’il ne considère pas l’industrie de l’IA comme une bulle. Il évoque plutôt une «toute nouvelle structure industrielle», même s’il reconnaît des éléments d’une bulle classique parmi les acteurs du secteur.
Une industrie en expansion
Lors d’une intervention au Sommet Raisie à Paris, Eric Schmidt a clarifié sa position sur l’industrie de l’IA. L’ancien dirigeant de Google ne prédise pas un effondrement imminent pour ce secteur, malgré certaines signales alarmants perçus par des observateurs.
L’IA connaît effectivement une forte croissance depuis le lancement de ChatGPT. En 2023, sa valeur marchande est estimée à 189 milliards de dollars, avec des prévisions suggérant qu’elle pourrait atteindre 4,8 billions de dollars d’ici 2033. Ce développement rapide est alimenté par les investissements massifs des entreprises technologiques et la compétition pour attirer les meilleurs talents.
Bien que Schmidt ait entendu parler d’une “période de surcapacité” potentielle dans quelques années chez certains dirigeants du domaine, il reste optimiste quant aux fondations solides sur lesquelles cette industrie repose. Ses réflexions incluent également un contraste avec le scepticisme croissant autour d’un possible retournement du marché.
Visions contrastées sur l’avenir
Les opinions divergent dans le secteur technologique concernant un éventuel éclatement d’une bulle dans l’industrie de l’IA. D’un côté se trouvent ceux qui anticipent une révolution grâce aux chaînes d’apprentissage renforcé; Schmidt mentionne que si cela devait transformer radicalement notre monde, alors « il est sous-évalué et nous en avons besoin encore plus ».
D’autre part, le débat se poursuit parmi les analystes financiers concernés par une surévaluation actuelle des sociétés technologiques cotées en bourse. Torsten Sløk, économiste en chef chez Apollo Global Management, avertit : « Le marché boursier est confronté à une bulle encore plus grande que le boom des points-com », soulignant ainsi que « les 10 meilleures sociétés du S&P 500 aujourd’hui sont plus surévaluées qu’elles ne l’étaient dans les années 1990 ».
Amid cette incertitude ambiante et ces perceptions divergentes concernant la santé réelle du marché artisanal chaque jour sous contrôle continue vaudraient sans doute la peine d’être suivies pour identifier comment ces dynamiques évolueront dans un futur proche.