Christine Joan Echohawk, une femme de 53 ans originaire de l’Oklahoma, est accusée d’avoir escroqué des femmes âgées en ligne pour un total de 1,5 million d’euros. Son modus operandi impliquait la création de fausses identités romantiques pour soutirer des fonds à ses victimes.
Des arnaques amoureuses bien orchestrées
Le bureau du procureur général de l’Oklahoma, dirigé par Gentner Drummond, a révélé les détails d’une affaire d’escroquerie amoureuse qui a conduit au vol d’importantes sommes auprès de quatre femmes âgées entre 64 et 79 ans. Christine Joan Echohawk a commencé son entreprise criminelle en avril 2023 sous le pseudonyme d’Edward Lotts.

Après avoir charmé sa première victime, ce faux prince charmant lui aurait demandé 600 000 euros, prétendant qu’il avait besoin de rembourser une dette pour recevoir un paiement de 2 millions d’euros. Pour renforcer ses mensonges, il promettait d’emménager avec elle après cette somme obtenue.
Un retour aux activités frauduleuses
Initialement perturbée par une alerte policière concernant des affaires criminelles présumées, Christine Echohawk était revenue sur le devant de la scène en octobre 2024 sous le nom de Jason Morris. À cette époque, elle aurait convaincu une autre victime d’envoyer plus de 100 000 euros en cartes-cadeaux Apple et espèces pour soi-disant financer des achats logistiques liés à un pétrolier.
Sa troisième victime a été rencontrée en juillet 2024 où elle se présentait comme Glenn Goddard. Se remémorant leur pseudo-ancienne relation universitaire, elle parvint à faire payer 250 000 euros pour couvrir des dépenses liées à un portefeuille financier envoyé depuis la Syrie.
Pour sa dernière cible connue, encore sous le nom Jason Morris, Christine Echohawk sollicita 210 000 euros, dont 40 000 euros sous forme de cartes-cadeaux et deux virements bancaires additionnels nécessairement liés à un supposé ravitaillement d’un pétrolier afin qu’il puisse retourner sur la côte depuis l’Alaska.
L’arrestation et les conséquences juridiques
L’interception par la banque où ouvriraient ses comptes déclencha son arrestation le 7 avril dernier. Elle fait face maintenant à plusieurs accusations incluant blanchiment d’argent obtenu illégalement et conversion vers la cryptomonnaie. Le procureur Drummond a exprimé : « Ces escroqueries ciblant les personnes âgées sont particulièrement flagrantes », saluant également le travail acharné engagé pour défendre ces victimes.
Christine Echohawk risque jusqu’à 62 ans derrière les barreaux ainsi que potentiellement une amende allant jusqu’à 260 000 euros si reconnue coupable sur tous les chefs d’accusation retenus contre elle.
En toile de fond se dessine ici un phénomène inquiétant qui révèle combien certaines populations vulnérables peuvent encore être exposées aux dangers du web dans leurs quêtes affectives.