Déraillement du funiculaire Gloria à Lisbonne : des détails émergent sur l’accident mortel

- Une défaillance du câble a causé le déraillement du funiculaire à Lisbonne, provoquant 16 morts.
- Les cabines ont perdu leur équilibre peu après le départ, entraînant un choc violent en vitesse estimée à 60 km/h.
- L'enquête, en cours depuis l'accident du 3 septembre, explore plusieurs mois pour déterminer les causes exactes et proposer des recommandations.
Le 3 septembre, le funiculaire de Gloria à Lisbonne a déraillé, provoquant 16 morts et une vingtaine de blessés. Une première enquête indique que l’accident résulterait d’une défaillance du câble reliant les deux cabines, qui ont perdu leur équilibre peu après le départ. Le Bureau d’enquête sur les accidents aériens et ferroviaires (GPIAAF) prévoit plusieurs mois d’investigations pour élucider les causes précises.
Un accident tragique
Mercredi 3 septembre, le funiculaire de Gloria, emblème du transport lisboète depuis 1914, a connu un drame lors de son trajet dans le centre-ville. Selon un rapport préliminaire du GPIAAF, cet incident est dû à « la déconnexion du câble entre les deux cabines » qui était censé maintenir leur équilibre. Bien qu’une inspection visuelle ait été réalisée ce même jour sans détecter d’anomalie sur le câble en place depuis 337 jours – bien moins que sa durée utile de 600 jours – l’accident s’est traduit par un choc à une vitesse estimée à « l’ordre de 60 km/h ».
Les circonstances détaillées
À 18 heures, lorsque toutes les cabines étaient stationnées dans leurs gares respectives, elles ont entamé leur descente. Après seulement six mètres parcourus, elles auraient perdu « la force d’équilibre garantie par le câble de connexion », poussant la cabine n°1 vers une descente incontrolée tandis que la cabine n°2 reculait brusquement.
Le GPIAAF précise qu’« environ 170 mètres après le début de son trajet », la cabine n°1 a déraillé au début d’une courbe avant de heurter latéralement un mur puis divers éléments urbains tels qu’un lampadaire public et un support électrique, entraînant des destructions significatives.
Un bilan tragique
L’accident a engendré des pertes humaines ; selon les derniers bilans officiels, il y aurait eu 16 morts, dont cinq Portugais et onze étrangers : trois Britanniques, deux Sud-Coréens, deux Canadiens, une Française, un Suisse, un Américain et un Ukrainien.
Face à cet événement dramatique qui émeut profondément la population portugaise ainsi que la communauté internationale, Carris – le gestionnaire des transports lisboètes – insiste sur le fait que toutes les maintenances réalisées jusqu’alors avaient été conformes aux attentes.
Une enquête en cours
L’enquête pourrait durer plusieurs mois. Le GPIAAF prévoit la publication d’un rapport préliminaire sous 45 jours et vise également à produire un rapport final dans l’année suivante avec possible recommandations de sécurité. Si cette échéance s’avère trop complexe à respecter en raison des investigations nécessaires, il se pourrait qu’un rapport intermédiaire soit diffusé pour tenir informée la communauté locale et internationale.
Avec ce drame tragique secouant Lisbonne et ses habitants, témoignant ainsi encore une fois des défis liés aux infrastructures urbaines anciennes face aux exigences contemporaines en matière de sécurité pour tous les usagers du transport public.