Entre le 20 janvier et le 31 mars 2025, les États-Unis ont connu un développement significatif en matière d’immigration. Le service de l’immigration et des douanes (ICE) a procédé à 113 000 arrestations de sans-papiers, entraînant 100 000 expulsions, marquant ainsi un record historique souvent attribué à l’« effet Trump ». Par ailleurs, les passages illégaux de la frontière mexicaine ont chuté de manière spectaculaire.
Les chiffres de l’immigration sous Trump sont alarmants
Lors des trois premiers mois du mandat de Donald Trump, le ICE a arrêté 113 000 personnes en situation irrégulière et expulsé 100 000 d’entre elles. L’ancien président a exprimé sa satisfaction face à ces résultats en affirmant : « Il fait ce pour quoi il a été élu. Sans détour ! » Même si aucune statistique n’est disponible concernant le casier judiciaire ou l’origine des personnes arrêtées, on rapporte que la majorité d’entre elles ont été renvoyées au Mexique. Les migrants « ont peur des conséquences ».

Des mesures draconiennes dès son retour au pouvoir
Dès son premier jour dans ses nouvelles fonctions, Donald Trump a instauré un état d’urgence national à la frontière sud avec notamment un déploiement militaire. Ses actions comprenaient également un renforcement sévère des contrôles aux frontières mexicaines et une limitation drastique des voies légales pour entrer sur le territoire américain par son initiative controversée appelée « visa d’or ». Au cours des cinquante premiers jours depuis son retour au pouvoir, plus de 32 000 arrestations avaient déjà eu lieu.
Pour faire face à cette situation explosive sur le territoire américain, Trump a pris une décision radicale : envoyer certains migrants sans papiers vers Guantánamo dans des conditions jugées inhumaines. De plus, entre le 15 mars, environ 250 à 300 individus ont été transférés au Salvador vers une prison notoire connue sous le nom de Centre de rétention des terroristes (CECOT), accueillant jusqu’à 40 000 détenus, qui est réputé pour ses conditions brutales.
Partenariats avec plusieurs pays d’Amérique centrale
Dans cette volonté aggressive contre l’immigration illégale, Donald Trump n’a pas hésité à établir des partenariats stratégiques avec plusieurs nations d’Amérique centrale et du Sud pour faire pression sur leurs gouvernements respectifs afin qu’ils acceptent ces retours forcés.
Le sort réservé aux migrants devient même un sujet abordé lors des visites officielles. Ainsi Kristi Noem, secrétaire américaine à la Sécurité intérieure a déclaré lors d’une visite récente qu’aux étrangers souhaitant venir sans autorisation aux États-Unis qu’ils n’étaient « pas les bienvenus ».
L’auto-expulsion inspirée par George W. Bush relancée
Dans cette logique expéditive contre l’immigration illégale, même certaines initiatives technologiques sont remises au goût du jour. L’ICE présente désormais une application invitant les immigrants non référencés à se déclarer eux-mêmes afin d’organiser leur propre expulsion – semblable aux pratiques utilisées après les attentats du 11 septembre sous George W. Bush qui avaient entraîné l’arrestation puis l’expulsion de nombreuses personnes auparavant inscrites sur les listes migratoires américaines.