Des pompiers ayant répondu à l’appel lors des attentats du 11-Septembre souffrant de cancers avancés voient leurs traitements suspendus en raison de l’absence de validation administrative. Cette situation résulte des coupes budgétaires opérées par l’administration Trump, affectant gravement le programme fédéral qui devait les soigner.
- Des pompiers malades après les attentats du 11-Septembre voient leurs traitements suspendus.
- Cette situation est due à des coupes budgétaires de l'administration Trump.
- Le programme fédéral pour les soigner est paralysé en raison d'une paralysie administrative.
- Les défenseurs du programme accusent Donald Trump de ne pas avoir soutenu efficacement les secouristes.

Une situation alarmante pour les secouristes
Trois d’entre eux ont récemment vu leur chimiothérapie annulée en raison d’un manque d’autorisations administratives. Parmi ces patients se trouve un pompier new-yorkais atteint d’un cancer du pancréas, trop jeune pour bénéficier de Medicare, l’équivalent américain de la Sécurité sociale pour les plus de 65 ans.
Ces secouristes faisaient partie du World Trade Center Health Program, créé après les attentats de 2001 pour prendre en charge les maladies liées à l’exposition aux poussières toxiques résultant des tours effondrées.
Paralysie administrative
Le programme est aujourd’hui paralysé depuis plusieurs semaines en raison de coupes budgétaires sévères et de licenciements massifs parmi le personnel médical et administratif. L’incapacité de l’administration Trump à établir une gouvernance stable a également contribué au blocage. Après la révocation puis la réintégration partielle du directeur John Howard, le processus d’approbation pour certifier que les dossiers médicaux sont liés au 11-Septembre est devenu inopérant.
Pour qu’un malade soit pris en charge, son dossier doit être validé avec des preuves médicales ; or cette certification ne peut plus être effectuée faute d’administrateur reconnu. En conséquence, aucun nouveau traitement n’est autorisé même pour les malades dont le pronostic vital est engagé.
Un système déjà fragilisé
Actuellement, plus de 150 000 personnes dépendent du World Trade Center Health Program aux États-Unis. Les statistiques montrent que cinq ans après un diagnostic de cancer, 86% des malades suivis dans ce cadre sont toujours vivants contre seulement 66% chez leurs homologues new-yorkais non affiliés.
Les défenseurs du programme pointent Donald Trump comme étant responsable : ses décisions auraient désorganisé un système déjà fragile face à l’inflation et à l’augmentation constante du nombre de bénéficiaires. Depuis février dernier, un projet de loi bipartisan visant à refinancer le programme reste bloqué au Congrès.
Dr David Prezant rappelle avec émotion : « Nous ne demandons rien de plus que ce qui avait été promis par la loi… Ces hommes et ces femmes ont risqué leur vie en 2001. Aujourd’hui, on leur tourne le dos. »
Cette crise met clairement en lumière les défis auxquels sont confrontés ceux qui risquent tout pour protéger autrui lorsque leur propre santé est mise en péril par une bureaucratie inefficace et un manque flagrant d’engagement politique envers leur bien-être.