Les plastiques ménagers associés aux maladies cardiaques
- Une étude révèle que les plastiques ménagers pourraient être responsables de 368 764 décès par maladie cardiaque en 2018.
- La majorité des décès concerne des individus âgés de 55 à 64 ans, avec 10% des cas aux États-Unis.
- Près de 75% des décès liés aux phtalates ont été enregistrés dans des pays en développement.
- Les phtalates contribuent à l'inflammation systémique, accélérant la maladie existante et conduisant à des événements aigus.

Une étude récente révèle que les plastiques ménagers, présents dans divers produits comme les bouteilles d’eau et les emballages alimentaires, pourraient être responsables de centaines de milliers de décès par maladie cardiaque à l’échelle mondiale chaque année. Publié le 29 avril dans la revue Ebiomedicine, ce rapport souligne l’impact des phtalates sur la santé humaine.
Une analyse alarmante des décès
L’étude a examiné les données de santé pour conclure que « partout chimiquement » seraient impliqués dans 368 764 décès, soit 13% du total des morts par maladie cardiaque en 2018. La majorité de ces décès concerne des individus âgés de 55 à 64 ans, avec environ 10% des cas se produisant aux États-Unis.
Une concentration préoccupante dans les pays en développement
Selon l’équipe de recherche, près de 75% des décès liés aux phtalates ont été enregistrés dans des pays en développement, notamment en Asie, au Moyen-Orient et dans le Pacifique. Leonardo Trasande, professeur à la NYU Grossman School of Medicine et co-auteur de l’étude, déclare : « Nous considérons les plastiques comme un problème dans les pays à revenu élevé. Mais ce que nous voyons dans le modèle géographiquement est dérangeant. »
Les effets néfastes des phtalates
Les phtalates sont ajoutés au plastique pour améliorer sa flexibilité et ont été liés à divers problèmes majeurs tels que les accidents vasculaires cérébraux, l’infertilité masculine, ainsi que certaines formes de cancer et d’obésité. Trasande précise également : « Les phtalates contribuent à l’inflammation systémique qui peut accélérer la maladie existante et conduire à des événements aigus. »
En outre, ils perturbent la testostérone ; une faible testostérone étant identifiée comme un prédicteur notable des maladies cardiovasculaires chez les adultes.
Méthodologie de recherche approfondie
Cette étude a reposé sur une enquête concernant l’exposition aux plastiques ainsi qu’une analyse de type urinaire pour mesurer le taux de phtalates présents chez les participants. Ces informations ont été corrélées avec un risque accru mortel lié aux maladies cardiovasculaires.
Conseils pratiques pour réduire son exposition
Trasande recommande plusieurs mesures préventives pour limiter cette exposition : « Évitez autant que possible les plastiques », tout en soulignant qu’une réduction du recours aux aliments ultra-traités pourrait diminuer l’exposition chimique quotidienne.
Il ajoute aussi qu’il est préférable d’éviter d’utiliser des contenants en plastique au micro-ondes ou au lave-vaisselle où la chaleur pourrait libérer davantage ces substances nocives. Le stockage alimentaire devrait privilégier le verre, l’acier inoxydable ou encore la céramique.
Cette étude met donc en lumière une menace sanitaire insidieuse liée aux plastiques courants et appelle à une prise de conscience accrue face à leur utilisation quotidienne.