Une étude apporte de l’espoir aux patients atteints du long Covid
Une nouvelle étude publiée jeudi offre des perspectives encourageantes pour les millions de patients souffrant de « brouillard cérébral » et de fatigue chronique dues au long Covid. Les résultats suggèrent que ces symptômes ont des bases biologiques et neurologiques, remettant en question l’idée selon laquelle ils seraient uniquement d’origine mentale.
- Une étude offre des perspectives encourageantes pour les patients souffrant de long Covid.
- Elle suggère que les symptômes neurologiques ont des bases biologiques.
- L'étude montre des niveaux plus faibles de facteur de croissance nerveuse et des taux accrus d'interleukine-10.
- Les chercheurs espèrent identifier ces biomarqueurs pour développer un traitement spécifique.

Des millions touchés par le long Covid
Aux États-Unis, environ 12 millions de personnes qui sont considérées comme des « long-haulers » subissent une variété de symptômes neurologiques même après leur rétablissement de l’infection virale. Parmi les plaintes courantes figurent la fatigue persistante, l’essoufflement et bien sûr, le vagueness mental ou « brouillard cérébral ». Un rapport indique que jusqu’à 200 symptômes différents ont été signalés par ces patients.
Une recherche innovante sur les causes biologiques
L’étude menée par des chercheurs de Corewell Health à Grand Rapids, Michigan, et de la Michigan State University a cherché un mécanisme biologique derrière ces difficultés cognitives. Cette recherche représente une avancée significative depuis que le long Covid est devenu un syndrome reconnu. En effet, il s’agit de la première étude à examiner directement l’inflammation chez des patients Long Covid.
Résultats significatifs sur les fonctions cognitives
L’étude révèle que ceux qui sont encore affectés présentent des niveaux plus faibles d’une protéine essentielle appelée facteur de croissance nerveuse (NGF) ainsi que des taux accrus d’interleukine-10 (IL-10), une protéine anti-inflammatoire sécrétée par les globules blancs.
D’autre part, un test neurocognitif a montré une baisse dans ce qu’on appelle la maîtrise des lettres ; ce dernier évalue comment les individus peuvent effectuer rapidement différentes tâches mentales sous pression temporelle.
Citations éclairantes sur cette découverte
D’après le Dr Bengt Arnetz, co-auteur et professeur à l’Université du Michigan : « Nous avons trouvé des changements biologiques. C’est une très grande force pour cette étude ». Il souligne également que « c’est aligné sur les résultats du test neuro-cognitif ».
Michael Lawrence, un autre co-auteur affilié à Corewell Health, commente : « Ce problème lié à la vitesse de traitement… est en dehors du domaine cognitif », indiquant clairement une cause biologique possible derrière ces plaintes persistantes.
Permanence du malaise devant un manque d’explications médicales
Soulignant leur frustration face au manque d’encadrement médical concernant leurs problèmes cognitifs non justifiés culturellement comme étant seulement psychologiques, Lawrence ajoute : « Ils se sentent souvent invalidés par la communauté médicale car il n’y avait aucune raison biologique connue pour leurs plaintes ».
Aperçu futuriste pour le traitement généralisé
L’espoir suscité par cette recherche réside dans la possibilité d’identifier ces biomarqueurs tôt afin de développer un traitement spécifique pour aborder tous les aspects liés aux patients affectés. Michael Lawrence conclut en stipulant qu’il faut viser à traiter toute personne dans sa globalité tout en insistant sur l’importance d’un soin précoce afin d’améliorer non seulement leurs troubles cognitifs mais également leur santé globale !