Les inquiétudes autour de l’intelligence artificielle prennent de l’ampleur alors qu’un expert souligne le développement rapide de cette technologie. Tristan Harris, ancien éthicien du design chez Google, évoque la possibilité d’une Intelligence Générale Artificielle dans une décennie et distingue les problématiques générées par l’utilisation actuelle des IA.
Des avancées technologiques alarmantes
Dans sa forme actuelle, l’intelligence artificielle (IA) ne « pense » ni ne « crée » comme les humains. Les systèmes tels que ChatGPT ou Sora, qui constituent des formes d’IA générative, s’appuient sur de vastes bases de données pour rassembler des informations et produire du contenu qui peut sembler authentique. Par exemple, ces outils peuvent concevoir des e-mails ou même créer des vidéos fictives. Cette technologie atteint un stade où il devient complexe de faire la différence entre une image réelle et une génération par IA. Cela soulève d’importantes questions sur la fiabilité des informations échangées en ligne.
L’Intelligence Générale Artificielle mise en avant
Tristan Harris a récemment partagé ses réflexions au cours d’un podcast intitulé *Diary of a CEO* sur YouTube. Lors de l’entretien, il a introduit la notion d’**Intelligence Générale Artificielle (AGI)**, très différente des modèles d’IA générative actuels. Comparant cela à certaines œuvres cinématographiques comme Matrix ou Terminator, Harris argue que l’AGI pourrait représenter une intelligence véritable pouvant rivaliser avec celle humaine. En réponse à la question posée par Steven Bartlett concernant la réalisation future de cette AGI, Harris a déclaré : « Je pense que nous allons y arriver. On ne sait pas combien de temps cela prendra, et je ne dis pas cela parce que je crois que le paradigme actuel sur lequel nous construisons nous y mènera ».
Un échéancier préoccupant
Harris révèle également avoir été informé par plusieurs contacts dans le secteur qu’une telle technologie pourrait être développée dans les dix prochaines années : « La plupart des acteurs du secteur pensent qu’ils y parviendront au plus tard d’ici deux à dix ans ». Cependant, il reste prudent quant aux conséquences potentielles : « Certaines personnes disent que cela n’arrivera peut-être pas avant un certain temps… mais nous nous dirigeons vers tellement de changements transformateurs plus rapidement que notre société n’est actuellement prête à y faire face ».
Création et diffusion problématique
Las problèmes liés à l’IA se multiplient déjà aujourd’hui. Des utilisateurs ont signalé avoir souffert après avoir interagi avec des chatbots alimentés par cette technologie. De plus, l’impact environnemental lié aux centres de données, responsables d’une forte production de déchets dangereux, suscite aussi des débats. Enfin, le potentiel pour créer et diffuser rapidement du contenu trompeur soulève également un enjeu social considérable. Cela inclut notamment la capacité à produire facilement des vidéos montrant quelqu’un effectuant anormalement un acte illégal ou pornographique. La rapidité et les conséquences éventuelles liées au déploiement massif ces technologies nécessitent une réflexion sérieuse afinirmement éclairer les débats qui animent si souvent ce sujet critique pour notre avenir numérique.