Scott Cooper discute de “Springsteen : Deliver Me From Nowhere” et des révélations personnelles de Bruce Springsteen
- Le film se concentre sur la vie intérieure de Springsteen, pas sa mythologie.
- Il montre ses luttes personnelles, notamment des moments d'autodestruction et de conflit familial.
- Les scènes s'inspirent de souvenirs réels, illustrant son passé ouvrier et ses expériences émotionnelles.
- La fin met en valeur une performance live d'« Atlantic City » pour symboliser sa reconstruction.»

Le réalisateur Scott Cooper a récemment partagé des détails marquants sur le film “Springsteen : Deliver Me From Nowhere”, notamment lors d’un épisode du podcast Rolling Stone Music Now. Ce biopic ne se concentre pas sur la mythologie de Bruce Springsteen, mais plutôt sur l’homme derrière la musique et ses luttes intérieures.
Dans cet entretien, Cooper a évoqué le conseil précieux que lui a donné Springsteen : « La vérité sur soi n’est pas toujours belle ». Il explique que le film traite du confinement et de l’isolement, dérogeant ainsi aux conventions habituelles du scénario qui privilégient l’action. « Bruce n’est pas en tournée. il s’écoute », a précisé Cooper.
Des révélations intimes sur Bruce Springsteen
Cooper révèle plusieurs éléments autobiographiques percutants dans le film. Tout d’abord, il mentionne une scène où Jeremy Allen White incarne un Springsteen en proie à des pensées autodestructrices au volant d’une voiture. Ce moment s’inspire d’une expérience vécue par Springsteen qu’il n’avait jamais divulguée auparavant. « Il aurait très facilement pu transformer la voiture en arbre, mais j’ai choisi de ne pas le faire », se souvient-il.
Une autre scène touchante montre une interaction difficile entre un jeune Bruce et son père, Douglas, qui frappe son fils. Selon Cooper, ce moment s’est vraiment produit : « Cela n’a pas été facile pour lui. mais je suis reconnaissant qu’il l’ait inclus car les moments de réconciliation sont plus forts pour cela ».
Les flashbacks sont également basés sur la manière dont Springsteen voit son passé; il rappelle à Cooper ses souvenirs en noir et blanc. Selon le réalisateur, cela constitue « la colonne vertébrale émotionnelle du film » car il explore non seulement « où se trouvait Bruce en 1982 » , mais aussi « d’où il vient » avec sa lutte familiale dans un environnement ouvrier.
Un choix de casting réfléchi
Jeremy Allen White n’a pas été retenu pour sa ressemblance physique avec Springsteen mais pour sa capacité à capturer l’essence émotionnelle du personnage : « La volatilité discrète. la tension entre vulnérabilité et contrôle », explique Cooper.
Le film fait également allusion à certaines réalités biographiques peu connues. Dans une scène fictive impliquant Faye (Odessa Young), une médaille de Saint-Christophe est offerte à Bruce, référence à un élément que springsteeen porte encore aujourd’hui dans la vie réelle. Cependant, concernant cette petite amie réelle chez Springsteen, Cooper laisse planer le doute : « Je suppose qu’il vaut mieux laisser cela à votre prochaine interview avec Bruce… ».
Concernant la fin du film, initialement centrée autour d’une chanson intitulée « County Fair » , elle se termine finalement à Asbury Park avec une performance live culminante de “Atlantic City”. « J’ai pensé pourquoi ne pas terminer le film avec « Atlantic City » , où le groupe a enfin compris », conclut Cooper.
Cette exploration intime des défis personnels et créatifs auxquels fait face Bruce Springsteen promet d’apporter aux spectateurs une nouvelle compréhension de cet artiste iconique traversant les ombres de son passé pour arriver vers 卛l’avenir lumineux.