L’auteur raconte son expérience atypique de logement au sein d’un presbytère à Paris, partagé avec des prêtres et d’autres étudiants à faible revenu. Malgré les inconvénients logistiques du trajet quotidien, cette expérience a créé une véritable communauté chaleureuse.
Un chemin vers le presbytère
Fraîchement acceptée à l’université de Paris, l’étudiante avait vu ses rêves s’assombrir face au coût élevé du loyer, avec des demandes dépassant les 500 €. « Quand je suis allé à l’université de Paris, ma subvention n’a pas couvert mon loyer », explique-t-elle. Sa recherche acharnée la mène finalement vers une pièce dans un presbytère, où elle se retrouve entourée par 12 prêtres, ayant converti sept anciennes cellules en logement pour étudiants.

Ce logement peu cher coûte seulement 250 €, charges comprises. Elle évoque sa première rencontre : « Je suis le père Gabriel, » dit le prêtre en souriant.
Une communauté vivante
La chambre était simple, avec un lit et une garde-robe donnant sur un jardin magnifique symbolisant la tranquillité au sein de la capitale. « En bas, il y a un espace de travail et une cuisine pour vous et les autres étudiants », assure le père Gabriel.
Parmi ses colocataires se trouvent plusieurs étudiants venant de divers horizons académiques. Cette cohabitation engendre des moments chaleureux pendant les corvées ou lors des dîners réguliers : « Les prêtres nous poseraient des questions sur nos études pour s’enregistrer ». L’étudiante note aussi que ces rassemblements étaient autant l’occasion de partager autour d’un bon repas qu’une façon d’échanger entre générations.
Rétrospective émotive
Son année passée dans ce presbytère reste gravée dans sa mémoire comme un moment fort marqué par une dynamique communautaire unique : « Il y avait un réel sentiment de communauté parmi notre étrange groupe ». À travers ces échanges, elle apprend également la valeur du respect mutuel et du partage.
Bien qu’éprouvante – deux heures quotidiennes passées dans les transports publics – cette expérience lui laisse un goût amer lorsqu’elle décide finalement de chercher un autre logement plus pratique après cette première année : « C’était si petit que je pouvais toucher chaque mur sans quitter mon lit. »
Sa rétrospective témoigne ainsi non seulement du besoin fondamental d’un toit mais souligne aussi l’importance humaine qui réside derrière le concept même de résidence partagée, renforçant ainsi les liens créés malgré les difficultés rencontrées pendant son parcours estudiantin.