Chapô :
Virginia « Ginny » McCullough, condamnée pour l’assassinat de ses parents en 2019, a vécu avec leurs corps pendant quatre ans à Great Baddow, Essex. Un documentaire révèle des témoignages sur son comportement étrange et les circonstances qui ont conduit à sa condamnation.
Les meurtres pré-médités
En 2019, Virginia « Ginny » McCullough a été impliquée dans le meurtre de ses parents, John, 70 ans, et Lois, 71 ans. L’accusation a décrit cet acte comme une attaque soigneusement planifiée, survenue dans leur maison à Pump Hill à Great Baddow, dans l’Essex.

Pour tuer son père, elle a utilisé une concoction toxique mais n’a pas réussi à empoisonner sa mère. C’est donc au cours d’une agression au marteau alors que Lois dormait qu’elle lui a porté le coup fatal. Par la suite, elle a caché le corps de sa mère dans un placard et construit un tombeau pour son père dans son bureau. Elle aurait vécu ainsi durant quatre ans jusqu’à ce qu’un signalement amène la police chez elle.
Un comportement intrigant
Des connaissances du village décrivent Ginny comme ayant eu des comportements « étranges ». Selon Alan Thomson, commerçant local : « Vous ne penseriez pas que vous discutez avec un meurtrier ». D’autres villageois rapportent également avoir remarqué des interactions bizarres avec elle.
Ginny apparaissait soudainement dans le village peu avant d’annoncer que ses parents s’étaient éloignés. Les fleuristes du coin évoquent des comportements suspects tels que chanter lorsque personne ne regardait ou se tenir trop près d’eux sans raison apparente.
Son ancien employeur témoigne aussi de ces attitudes inhabituelles. De plus, Ginny faisait preuve d’une grande générosité envers les habitants en leur offrant régulièrement nourriture et cadeaux somptueux. Paul Hastings retient qu’il en est arrivé à refuser ses offrandes car cela nuirait à sa santé.
Des motivations financières troubles
Durant son procès, il est apparu que Virginia avait ouvert une carte de crédit au nom de Lois le jour même où elle l’avait assassinée et avait ensuite dépensé plus de 150 000 £ (environ 200 000 $) retirés des pensions après la mort de ses parents. L’accusation argumente qu’elle était motivée par un besoin financier aigu dû à environ 48 000 £ (64 500 $) en dettes liées au jeu.
Dans sa lettre confessionnelle étonnante, elle justifie certaines dépenses insolites en insinuant n’avoir acheté ni vêtements luxueux ni vacances : « J’étais accro au sourire qu’il mettrait sur leur visage », explique-t-elle concernant ses actes généreux.
Une toile complexe révélée
Le documentaire dévoile également que Gillian avait développé une technique troublante pour détourner l’attention : prétendre être agressée par des voisins ou faire valoir qu’elle était enceinte tout en changeant plusieurs fois d’apparence physique devant les villageois.
Ces mensonges ont finalement conduit la police vers une enquête sur la disparition mystérieuse des parents jusqu’à ce qu’elle avoue avoir tué puis dissimulé leurs corps derrière cette façade perfide lorsqu’ils ont frappé à sa porte : « Repoussez-vous, au moins vous avez attrapé le mauvais gars ».
Les experts diagnostiquent ensuite Ginny comme présentant probablement des traits psychopatiques avec un comportement manipulateur et impulsif sans empathie manifeste.
Emprisonnée depuis lors dans une peine de réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une durée minimale de 36 ans avant toute possibilité de libération conditionnelle depuis le 11 octobre dernier, cet affaire reste marquée par l’étrangeté du parcours judiciaire et personnel de cette femme tragique.