Condamnation maximale pour traite d’êtres humains en Afrique du Sud
- Racquel Smith, 35 ans, et deux complices ont été condamnés à la peine de perpétuité pour traite d'êtres humains.
- Le verdict a été rendu par la Western Cape High Court en Afrique du Sud.
- Racquel Smith a vendu sa fille de six ans à une guérisseuse traditionnelle pour 20 000 rands.
- Joshlin, la fille disparue, reste introuvable malgré une récompense d'un million de rands.

Racquel Smith, 35 ans, ainsi que deux complices, ont été condamnés à la peine maximale de perpétuité pour traite d’êtres humains par la Western Cape High Court située à Saldanha Bay, en Afrique du Sud. Ce jugement fait suite à l’affaire horrifique de la vente de sa propre fille de six ans.
Un verdict sévère
La disparition de Joshlin Smith a eu lieu le 19 février 2024. Racquel Smith a d’abord prétendu qu’elle avait été enlevée, déclenchant une large campagne de recherche dans leur ville côtière. Cependant, les enquêtes ont rapidement révélé des incohérences dans ses déclarations. Les enquêteurs soupçonnaient Racquel d’avoir vendu sa fille à une guérisseuse traditionnelle pour un montant de 20 000 rands (1 100 euros). La triste réalité est finalement apparue : elle avait effectivement monnayé la fillette avant de simuler son enlèvement.
La fillette reste introuvable
Malheureusement, Joshlin demeure introuvable depuis cette affaire. En réponse à cette situation tragique, les autorités sud-africaines ont promis une récompense d’un million de rands (54 000 euros) pour toute information utile. Parallèlement, des pistes internationales sont explorées afin de localiser l’enfant disparue.
Un procès sans remords
Durant le procès, Racquel n’a montré aucun remords pour ses actes. Le juge déclarait : « Je ne trouve rien méritant une peine moins sévère que la plus lourde que je puisse imposer ».
La douleur d’un père
Jose Emke, le père de Joshlin et ex-partenaire de Racquel Smith, s’est exprimé dans les médias après le verdict. Il a décrit l’annonce du jugement comme « douce-amère », exprimant un mélange de soulagement et une profonde douleur face à l’incertitude concernant le sort de sa fille. « J’aimerais savoir où se trouve mon enfant », a-t-il déclaré avec émotion.
Il a également partagé sa préoccupation pour leur autre fille : « Elle me demande tous les jours : “Où est ma sœur ?” Que dois-je dire à mon enfant ? Que je ne sais pas où est sa sœur ? Cela me fait mal. Mais j’ai toujours le sentiment qu’elle est vivante ».
L’affaire met en lumière non seulement les dangers auxquels font face certains enfants en Afrique du Sud mais aussi l’urgence des mesures nécessaires pour combattre ce fléau qu’est la traite humaine dans le pays et au-delà.