Renaissance de Juste pour rire : le festival d’humour retrouve son éclat
- Le festival Juste pour rire a été sauvé par un rachat après des accusations contre Gilbert Rozon.
- Il se remet de la pandémie et attire beaucoup de spectateurs, vendant rapidement ses billets.
- Les droits audiovisuels et les nouvelles collaborations internationales renforcent sa popularité.
- Le festival prévoit aussi d'élargir ses activités avec des événements en France et des productions théâtrales.

Le festival Juste pour rire, en proie à des turbulences après les accusations de Gilbert Rozon, voit sa renaissance se dessiner grâce à un rachat. Sous la direction de Sylvain Parent Bédard, l’événement qui a connu un coup dur avec la pandémie s’impose à nouveau sur la scène internationale.
En novembre 2017, le festival est frappé par une série d’accusations envers son fondateur Gilbert Rozon, accusé par neuf femmes d’agressions sexuelles présumées entre 1980 et 2004. Cette controverse entraîne une perte massive de réputation et pousse Rozon à vendre précipitamment Juste pour rire à un fonds d’investissement. La crise est exacerbée par la pandémie de Covid-19, qui paralyse les théâtres canadiens jusqu’en 2023, empêchant ainsi l’organisation du festival en 2024.
elle relance des contenus humoristiques allant des caméras cachées aux sketchs sans paroles diffusés dans le monde entier.
130 000 billets écoulés en trois jours
L’ambiance positive se confirme avec les performances récentes de comédiens reconnus tels que Jamel Debbouze et Gad Elmaleh. En seulement trois jours, ce sont déjà 130 000 billets qui ont été vendus parmi les 170 000 disponibles pour cette édition revitalisée. Sylvain Parent Bédard exprime son enthousiasme : « On en vend 5000 par jour, c’est fou ». Il ajoute avec passion qu’il travaille sept jours sur sept depuis près d’un an et demi.
Parallèlement, plusieurs grandes plateformes ont manifesté leur intérêt pour l’événement. Amazon Prime a acquis les droits du « Gala de la francophonie » prévu ce samedi. D’autres groupes comme Netflix envisagent également d’investir dans des one-man shows issus du festival, générant ainsi plus de 20 millions d’euros en droits audiovisuels.
Cap sur les comédies musicales
L’extension géographique fait aussi partie des ambitions renforcées de Juste pour rire. Des projets incluent l’organisation d’un festival à Paris mettant en avant des humoristes internationaux ainsi que des efforts pour exposer les talents québécois au marché français.
Les productions théâtrales sont également mises à l’honneur ; « Chicago » est joué depuis juin avec Veronic Dicaire tandis qu’une adaptation théâtrale de « Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu » sera lancée prochainement.
Sylvain Parent Bédard conclut sur une note optimiste : « C’est que le début », prouvant ainsi que Juste pour rire semble avoir retrouvé sa place dans le paysage humoristique mondial après une période tumultueuse marquée tant par un héritage difficile que par une volonté résolue de renouveau.