Le film culte des années 90 qui a défini la décennie et relancé la carrière d'un acteur fête ses 32 ans

Dans les années 1990, Quentin Tarantino s’impose avec Pulp Fiction, un film qui devient l’un des succès marquants de la décennie. Il redonne aussi un second souffle à John Travolta, dont la carrière s’était éteinte.

  • Vous résumez l'impact de Pulp Fiction dans les années 90 et la renaissance de John Travolta.
  • Vous décrivez le style de Tarantino, mêlant dialogues captivants, violence, satire et références cinématographiques.
  • Vous mentionnez l'héritage du film avec des scènes marquantes et son influence sur la carrière des acteurs.

Le film culte des années 90 qui a défini la décennie et relancé la carrière d’un acteur fête ses 32 ans

Le cinéma américain connaît alors son apogée, notamment pour les cinéastes qui explorent de nouveaux territoires. Le style de Tarantino repose sur des conversations ordinaires rendues étrangement captivantes, même lorsqu’elles portent sur les sujets les plus absurdes. À cela s’ajoutent une dose de violence brutale, de la satire comique et des codes du film noir.

Le réalisateur emprunte volontiers aux films qu’il aime, qu’il a beaucoup regardés, notamment pendant son passage chez Blockbuster. Films policiers, films d’arts martiaux, anime et autres pans du cinéma nourrissent son travail. Certains y voient un manque d’originalité, d’autres un cinéaste qui sait exactement ce qu’il aime et a le talent de le mettre en scène.

Pulp Fiction, une consécration

Après Reservoir Dogs, Tarantino revient avec Pulp Fiction, et cette fois Hollywood ne peut plus l’ignorer. Travolta, qui n’avait pas connu de succès comparable depuis des années, redevient soudain à la mode. Jackson donne à Jules des discussions capables de rendre passionnant presque n’importe quel sujet, tandis que Thurman incarne Mia Wallace avec un mélange d’ennui et de danger. Bruce Willis apporte, de son côté, une dureté à l’ancienne.

Le film garde en mémoire la danse, les échanges sur les hamburgers, ou encore Vincent et Jules qui débattent des massages des pieds comme s’il s’agissait d’une crise nationale. Difficile de savoir quelle scène restera la plus marquante, et c’est en partie ce qui fait le plaisir du film. Pour le chroniqueur, Tarantino comprend que « la conversation est la scène ». La plupart des réalisateurs, selon lui, expédieraient ces moments pour arriver au grand morceau de bravoure suivant.

Le même procédé est à l’œuvre dans Kill Bill, avec sa séquence en anime, ses références au cinéma japonais, aux films d’arts martiaux et à l’animation, qui donnent naissance à une histoire de vengeance. Était-il entièrement original ? « Non. » Le chroniqueur ajoute : « Est-ce que ça m’a gêné ? Pas vraiment. »

John Travolta, un retour remarqué

Star dans les années 1970, Travolta devient un nom connu du grand public avec Saturday Night Fever et Grease. Sa carrière s’est cependant nettement refroidie au début des années 1990. Tarantino lui offre alors le rôle de Vincent Vega, un tueur à gages capable de passer d’un moment de coolitude à un ridicule total.

Travolta l’interprète avec un charme facile qui rend le personnage difficile à oublier. Sa complicité avec Jackson et la scène de danse avec Thurman figurent parmi les moments les plus célèbres du film. Pour cette performance, il obtient une nomination à l’Oscar, et sa carrière repart. Dans l’esprit du chroniqueur, Travolta profite d’une des meilleures secondes carrières d’Hollywood.