Fintiv, anciennement connu sous le nom de Corfire, relance sa bataille judiciaire contre Apple en affirmant que ce dernier a utilisé des technologies volées pour créer Apple Pay. Cette nouvelle plainte est déposée dans le district nord de la Géorgie après un échec au Texas.
- Fintiv accuse Apple d'avoir volé sa technologie pour créer Apple Pay.
- La société dénonce des violations de lois fédérales et de secrets commerciaux.
- Les accusations concernent aussi une alliance stratégique avec des banques et processeurs.
- C'est une nouvelle étape dans un long conflit juridique entre les deux entreprises.

Fintiv relance sa bataille judiciaire
Fintiv a engagé une plainte civile contre Apple dans le district nord de la Géorgie, soutenant que l’entreprise a détourné sa technologie de portefeuille mobile développée par son prédécesseur Corfire.
Selon cette nouvelle action en justice, les violations alléguées touchent à la fois des lois fédérales et étatiques, y compris celles relatives aux organisations criminelles racketteuses (RICO). Le procès affirme qu’Apple aurait utilisé des informations confidentielles partagées lors de réunions entre 2011 et 2012 pour développer Apple Pay. Dans un communiqué de presse, Fintiv précise qu’« Apple Pay incorpore les fonctionnalités de base » issues des innovations de Corfire telles que Secure Element et la technologie NFC.
En plus d’accuser Apple d’avoir abusé d’accords de non-divulgation, la plainte souligne qu’Apple aurait embauché illégalement des employés afin d’accélérer le développement de ses services.
Partenariats stratégiques en ligne de mire
La plainte dénonce également qu’Apple a formé une large coalition avec plusieurs banques et processeurs de paiement tels que JP Morgan Chase, Citibank, Visa et MasterCard, dans le but d’exploiter cette technologie contestée. Fintiv va plus loin en affirmant qu’« l’approche d’Apple suit un modèle aussi bien préoccupant que trompeur pour accéder à des secrets commerciaux ».
Il s’agit là d’un parallèle avec des accusations précédemment portées par Masimo et Valencell concernant certaines technologies intégrées à l’Apple Watch. L’affaire réalisée par Fintiv cherche donc à établir que le succès commercial continu d’Apple Pay repose sur les innovations revendiquées par Fintiv, mettant ainsi en lumière un enjeu décisif : l’utilisation abusive présumée par Apple « à grande échelle » des droits intellectuels détenus par Fintiv.
Historique des litiges autour d’Apple Pay
Ce n’est pas la première fois que Fintiv engage une procédure contre Apple.
En 2018 déjà, la société avait déposé une plainte relative à un brevet portant sur la gestion officielle des cartes virtuelles dans les portefeuilles mobiles. Avant cela, elle avait également accusé Apple Pay d’enfreindre plusieurs brevets via diverses applications telles qu’iPhone ou même l’Apple Watch. Après plusieurs rebondissements judiciaires passés qui ont mené au rejet définitif du cas en août 2025, jugement selon lequel Apple n’avait pas réussi à prouver certaines infractions, c’est maintenant une nouvelle étape qui commence.
À noter qu’Apple pourrait prétendre récupérer ses frais juridiques engagés lors du procès précédent au Texas ; cependant, jusqu’à présent, aucune telle action n’a été initiée. Cette cascade judiciaire montre l’intensification des tensions entre ces deux géants technologiques sur fond d’innovation et propriété intellectuelle. Les retombées vont bien au-delà du simple cadre juridique et pourraient influencer le paysage économique entourant les paiements numériques aux États-Unis.