Les éruptions de trous noirs lointains brillent autant que 10 billions de soleils, disent les chercheurs

Une éruption de trou noir supermassif observée pour la première fois

Le 4 novembre, des chercheurs ont annoncé une découverte majeure dans l’étude des trous noirs : une éruption d’un trou noir supermassif nommé J2245+3743, considérée comme la plus puissante jamais observée. Cet événement galactique pourrait être le résultat de la dévoration d’une étoile massive, estimée à 30 fois la masse du Soleil.

Un événement sans précédent

Selon une étude publiée dans la revue Nature Astronomy, cette éruption est 30 fois plus forte que les précédentes éruptions observées. Les scientifiques ont déclaré : « Très peu d’événements physiques dans l’Univers peuvent libérer autant d’énergie électromagnétique ». Cela souligne l’ampleur et l’unicité de cet événement cosmique.

Les éruptions de trous noirs lointains brillent autant que 10 billions de soleils, disent les chercheurs

L’étoile en question ne semble pas avoir explosé en supernova avant son annihilation par le trou noir, mais s’est approchée trop près de J2245+3743, ce qui a conduit à sa destruction. Ce trou noir est estimé à environ 500 millions de fois plus massif que notre Soleil et se trouve à près de 10 milliards d’années-lumière.

L’éruption a été repérée pour la première fois en 2018 grâce aux observations réalisées par l’installation transitoire Zwicky au Palomar Observatory ainsi qu’à l’enquête Catalina dirigée par Caltech. Au cours des mois suivants, son intensité a augmenté jusqu’à briller avec une luminosité équivalente à celle de 10 000 milliards de Soleils.

Matthew Graham, co-auteur et scientifique principal du projet ZTF au California Institute of Technology, a ajouté : « L’énergétique montre que cet objet est très éloigné et très brillant » et commenté sur sa nature unique en affirmant : « Cela ne ressemble à aucun AGN que nous ayons jamais vu ».

Un phénomène révélateur

Les astronomes poursuivent leurs observations alors que cette éruption commence progressivement à s’estomper. Selon Graham, il existe un phénomène connu sous le nom de dilatation cosmologique du temps : « Sept ans ici, c’est deux ans là-bas. Nous regardons l’événement se dérouler au quart de vitesse ». Ce concept souligne les effets relatifs variés du temps en fonction des distances cosmiques.

Graham compare même la situation actuelle à celle d’un « poisson seulement à mi-chemin dans le gosier de la baleine », indiquant que l’étoile n’a pas encore été complètement consommée par le trou noir.

Cette recherche révèle non seulement des aspects passionnants sur les mécanismes galactiques mais questionne également notre compréhension actuelle des événements extrêmes liés aux trous noirs supermassifs dans un univers jeune.

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