Chapô :
Dans son ouvrage « Les dix renoncements qui ont fait la France », Thierry Breton dépeint une période de crise profonde au sein du pays, marquée par l’incapacité des gouvernements à gérer les finances publiques et par un endettement galopant. Il analyse les conséquences des choix politiques passés et appelle à un retour à la maîtrise des dépenses pour restaurer l’autorité de l’État.

Un constat alarmant sur la situation économique française
Thierry Breton a exprimé un jugement sévère sur la trajectoire actuelle de la France, soulignant ce qu’il décrit comme une période de « grand renoncement ». Selon lui, le pays a connu quatre gouvernements en l’espace d’un an, une incapacité persistante à voter un budget, ainsi que quarante ans de déficits consécutifs. Breton attire l’attention sur le contrôle déclinant des dépenses publiques, déclarant que cela entame sérieusement non seulement le présent mais aussi l’avenir du pays.
Pour illustrer ses propos, il rappelle que ce manque de rigueur budgétaire est accompagné d’un « retour aux vieilles lunes » avec une augmentation constante des impôts. Il note avec désolation : « Un pays qui ne compte pas, c’est un pays qui ne compte plus ». Pour redresser cette situation critique, il insiste sur la nécessité absolue de contrôler les dépenses publiques et d’honorer les engagements pris vis-à-vis de partenaires européens.
Une réflexion historique sur les renoncements passés
Au cours d’une interview où il évoque son livre, Breton compare notre époque avec d’autres moments difficiles de l’histoire française. Il affirme : « Pas une seule fois la France est sortie gagnante d’un renoncement », citant plusieurs exemples historiques où le choix du retrait a eu des conséquences désastreuses pour le pays.
Il se demande pourquoi tant de présidents élus semblent rapidement abandonner leurs ambitions initiales concernant le déficit budgétaire. À cet égard, il explique que ces leaders deviennent souvent prisonniers d’un passé plein « d’acquis sociaux » qui leur semble impossible à remettre en cause sans perdre tout crédit politique.
Breton s’attaque également directement aux anciens présidents français comme François Mitterrand. Il souligne que durant son mandat, Mitterrand a utilisé massivement l’endettement pour mettre en œuvre sa « troisième voie sociale »entraînant une augmentation significative et presque irréversible du niveau d’endettement national passant alors de 21% à 52% du PIB en deux septennats.
Le défi fiscal actuel et ses implications futures
Surpression fiscale fait partie intégrante des préoccupations actuelles selon Thierry Breton. Évoquant cet état chronique dans lequel se trouve la République française aujourd’hui – surendettement et surimposition – il cite Arthur Laffer : « Trop d’impôt tue l’impôt ».
Concernant le budget 2026 prévu sous son gouvernement idéal, il prône avant tout de ne pas augmenter les impôts, notamment parce que “la France détient déjà le titre champion” dans ce domaine. Il préconise plutôt une mise en œuvre rigoureuse des nouvelles règles budgétaires européennes post-Covid stipulant moins de 3% déficit en 2029 et réduction annuelle minimaliste d’1% gestionnaire pour regagner uniformité économique.
En somme, malgré les nombreux obstacles présentés dans son livre traitant essentiellement des erreurs passées françaises , Thierry Breton croit fermement au potentiel réformateur désormais disponible : « Le moment est venu pour tourner la page du grand renoncement ».
L’ouvrage « Les dix renoncements qui ont fait la France », publié aux éditions Buchet Chastel/Plon au prix de 23 euros pose donc non seulement un diagnostic dur mais propose également un chemin vers l’avenir revêtu d’espoir après avoir soigneusement étudié ces évènements marquants ayant forgé depuis longtemps notre destinée collective.