Frédérique Bredin, candidate socialiste à la législative partielle de la deuxième circonscription de Paris, s’oppose à Michel Barnier. Ancienne ministre des Sports et figure du Parti Socialiste, elle met en avant son expérience politique pour critiquer l’opposition de Barnier face aux avancées sociétales. Elle dénonce également la paralysie politique actuelle sous le régime d’Emmanuel Macron.
Un retour sur la scène politique
Frédérique Bredin, ancienne ministre des Sports sous François Mitterrand, se présente dans la deuxième circonscription de Paris lors d’une législative partielle qui a été déclenchée par le retrait de Rachida Dati. À 68 ans, cette figure socialiste souhaite revenir au premier plan après avoir quitté la politique pendant plus de 10 ans pour travailler dans le secteur privé.

En 1992, lorsqu’elle était ministre des Sports, elle a côtoyé Michel Barnier alors qu’il co-présidait l’organisation des Jeux d’Albertville. Aujourd’hui opposés électoralement, elle qualifie Barnier de « droite passéiste et intolérante », affirmant qu’il a toujours voté contre les avancées sociétales majeures : « Il a toujours voté « non » sur l’égalité, sur la liberté et sur les droits humains ».
Une vision critique du Parlement
Bredin ne cache pas son désenchantement vis-à-vis du Parlement actuel. Elle évoque sa période avec Mitterrand : « Être ministre avec Mitterrand, ça voulait dire quelque chose. Je suis triste et déçue par ce spectacle qui lasse et dégoûte les Français ». Ayant choisi Marine Rosset comme suppléante pour cette campagne électorale afin de maintenir Paris à gauche lors des futures élections municipales dans le Ve arrondissement.
Revendiquant une approche sociale forte, Bredin se souvient de son passage à l’Assemblée où elle avait porté plusieurs textes essentiels liés à la justice et aux droits des enfants : « J’étais la première parlementaire à proposer un amendement pour reporter le délai de prescription pour les victimes d’inceste ».
Les enjeux politiques actuels
Les élections partielles auront lieu les 21 et 28 septembre, pourtant elles se déroulent dans un contexte tendu. Frédérique Bredin décrit la situation actuelle au sein du gouvernement comme étant une traversée marquée par une paralysie totale depuis que Emmanuel Macron avait pris certaines décisions difficiles liées à sa majorité.
Elle commente également un récent vote de confiance demandé par François Bayrou : « La confiance demandée est un coup de poker. On se retrouve dans une sorte de paralysie du régime ». Selon elle, il existe un besoin urgent d’un renouveau dans le leadership français.
Références historiques
Son parcours lui permet d’associer son expérience passée avec ses aspirations présentes afin d’instaurer une nouvelle dynamique : « Le président Mitterrand incarne profondément quelqu’un qui a une vision de long terme ». Au regard actuel du paysage politique parisien dominé par Michel Barnier – représentant selon certains l’ancien monde – Frédérique Bredin semble aspirer à redynamiser le débat public tout en affrontant les défis contemporains auxquels fait face sa circonscription.
La lutte qu’elle mène témoigne ainsi d’une volonté ferme chez certains membres historiques du PS désireux non seulement d’évincer leurs adversaires mais aussi résonner auprès des citoyens lassés par un climat (politique) jugé morose.