Hommage à Ozzy Osbourne : Le souvenir intime de Geezer Butler
Dans son hommage, Butler rappelle sa première rencontre avec Osbourne à Birmingham à la fin des années 1960. À l’époque, il n’imaginait pas encore qu’ils allaient fonder Black Sabbath. « Je ne savais pas alors que dans un an, nous formerons ce qui allait devenir noir sabbat et créer une toute nouvelle forme de musique rock », écrit-il en se remémorant cette époque.

Butler a décrit les derniers jours avant leur concert final comme marqués par l’épuisement visible d’Osbourne : « Je savais qu’il n’était pas en bonne santé, mais je n’étais pas prêt à voir à quel point il était fragile ». Lors des répétitions menées quelques jours avant le spectacle, Osbourne devait être assisté pour marcher et chantait assis sur une chaise. « Il était vraiment silencieux par rapport à l’Ozzy d’autrefois », constate Butler.
La première rencontre entre les deux musiciens fut mémorable : « C’était le mod à cheveux courts que j’avais vu rentrer chez moi. sauf qu’il n’avait pas de costume », rappelle-t-il au sujet du look excentrique d’Osbourne ce jour-là. Leur amitié s’est scellée après plusieurs concerts tumultueux remplis de défis partagés au sein du groupe.
Inévitablement lié aux excès associés à Ozzy Osbourne tout au long de sa carrière musicale – dont certaines anecdotes controversées – Butler souligne néanmoins la générosité du musicien envers ses amis : «..Ozzy avait un cœur d’or pur ».
Leur dernier point commun fut un événement impliquant Aston Villa avec Adidas juste avant le concert final. Ce moment marqua leur réconciliation après plusieurs années sans contact direct. Dans son hommage poignant, Butler exprime également un sentiment amer concernant la lente dégradation des capacités vocales d’Osbourne lors de ce spectacle : «..c’était un sentiment tellement étrange de mettre fin à notre histoire comme ça ».
Butler conclut son article en partageant sa gratitude pour avoir partagé tant d’années avec Ozzy : « Bien sûr, il y a des millions de choses auxquelles je pense que j’aurais dû écrire. Que Dieu bénisse, Oz, ça a été un enfer de balade ! Je t’aime ! ». Cet hommage est un testament non seulement du talent exceptionnel d’Osbourne mais aussi du profond lien qui unit ces deux légendes du rock.