Les repas en commun : un retour à la convivialité pour la génération Z
À l’ère post-pandémique, les repas en commun connaissent un regain de popularité, notamment parmi la génération Z, qui redécouvre les tables partagées comme moyen essentiel de socialisation. Alors que seulement 60% des baby-boomers apprécient cette expérience, ce chiffre grimpe à 90% chez les jeunes adultes.

Selon des données récentes de Resy, 63% des convives estiment que ces formats sont idéaux pour rencontrer de nouvelles personnes. Pour beaucoup, partager une table avec des inconnus offre une opportunité d’échange enrichissante et moins stressante. Michael Della Penna, directeur de stratégie chez InMarket, y voit même un avantage social : « Cela fonctionne comme un tampon social. c’est particulièrement réconfortant pour ceux qui se sentent un peu timides ou réservés ».
Un cadre idéal pour favoriser les échanges
Les tables communes continuent de diviser l’opinion publique. Bien qu’elles soient souvent raillées dans des séries télévisées telles que « You’re the Worst » ou « Portlandia », elles remplacent quelque peu le stress d’une conversation individuelle par la dynamique d’un dialogue collectif. Près d’une personne sur trois a ainsi déclaré avoir trouvé un nouvel ami durant ce type de repas.
Pablo Rivero, PDG de Resy et Tock, souligne que ces réglages permettent non seulement souvent une diversification gastronomique via les assiettes à partager mais aussi rendent chaque dîner unique : « On ne sait jamais à côté de qui on sera assis ; c’est ça qui est amusant ! »
Un phénomène historique
L’histoire des repas en commun remonte à plusieurs millénaires mais leur popularité fluctuate selon le contexte sociétal. Donnie Madia, restaurateur et partenaire du groupe One Off Hospitality basé à Chicago, relie cette tendance aux crises passées : après le 11 septembre 2001 et la crise financière de 2008, il note « que les gens voulaient être ensemble ». Il affirme également que ce besoin semblait particulièrement accentué après l’isolement dû au COVID-19.
Ashley Mitchell, vice-présidente marketing chez East Coast Wings + Grill et Sammy’s Sliders ajoute : « La génération Z est en train de revenir vers les repas en commun parce qu’elle a autant envie d’expériences que de repas ». En effet, ils préfèrent aujourd’hui organiser des soirées plus personnelles autour d’une table partagée au lieu des sorties traditionnelles en ville.
Cette volonté renouvelée souligne aussi une quête plus générale vers l’authenticité dans nos interactions humaines face aux avancées technologiques croissantes.
Les repas en commun, loin d’être simplement une mode passagère, s’inscrivent donc dans un mouvement plus large visant à renouer avec la convivialité réelle tout en apportant une valeur sociale inestimable.