Chapô : La génération Z, qui entre sur le marché du travail en pleine crise économique marquée par la pandémie de COVID-19 et une inflation galopante, ressent une grande insécurité financière. Un constat partagé par 48% des jeunes selon une enquête de Deloitte. Ce scénario rappelle les épreuves vécues par les millennials lors de la crise financière de 2008.
- Les jeunes de la génération Z vivent une grande précarité financière et une insécurité d'emploi accrue.
- Ils héritent des crises économiques, similaires à celles rencontrées par les millennials lors de leur entrée dans le marché du travail.
- L'automatisation et l'intelligence artificielle renforcent leurs inquiétudes face à l'avenir professionnel.
- Malgré ces difficultés, le développement des compétences humaines est considéré comme un atout pour rebondir.

Un marché du travail instable pour la génération Z
À l’heure où la génération Z prend ses premiers pas sur le marché du travail, elle fait face à des défis sans précédent. D’après une enquête menée par Deloitte, publiée en juin 2025, 48% des membres de cette génération se déclarent non sécurisés financièrement, avec plus de 80% affirmant que leur avenir financier est source d’anxiété et de stress.
Les années universitaires ont été fortement impactées par la pandémie de COVID-19, engendrant non seulement des perturbations dans leur parcours éducatif, mais aussi des effets durables sur leurs finances personnelles. En parallèle, un changement technologique frappant et un emploi peu accessible compliquent encore plus leur intégration professionnelle.
Comparaisons intergénérationnelles
Les millennials et ceux de la génération Z partagent toutes deux l’expérience d’une arrivée difficile dans le monde du travail. Les millennials ont été confrontés à l’implosion du système financier en 2008, tandis que la génération Z a vu ses débuts professionnels marqués par une inflation vertigineuse et un accès restreint aux emplois essentiels.
Au fil des crises économiques que chaque génération a traversées, qu’il s’agisse des conséquences du 11 septembre pour la génération X ou d’une inflation élevée dans les années 1970 pour les baby-boomers, il devient évident que ces bouleversements sont particulièrement difficiles pour ceux qui commencent tout juste leur carrière professionnelle.
L’impact persistant des crises financières
La crise actuelle met à mal les chances d’emploi pour les jeunes adultes. Le taux de chômage étant particulièrement élevé parmi ceux âgés de 20 à 24 ans, ce groupe expérimente un taux supérieur au reste de la population active. À titre indicatif, ce dernier est ainsi identifié comme étant majoritairement touché par cette situation préoccupante.
La montée en puissance de l’intelligence artificielle (IA) suscite également inquiétude quant à son potentiel à remplacer ces premiers postes clés au sein d’un environnement déjà concurrentiel.
Commonalités avec les expériences milléniales
Callie Cox, stratège en chef chez Ritholtz Wealth Management et autrice d’OptimistiCallie, partage sa propre expérience assonante lorsqu’elle évoque sa sortie scolaire pendant la crise financière. Bien qu’elle n’ait pas directement subi certaines conséquences néfastes auxquelles ont dû faire face plusieurs autres millennials, tels que devoir naviguer dans le cadre chaotique d’un marché en dépression, ses propres difficultés durant cette période restent notables.
Cox rappelle comment « la méfiance croissante envers Wall Street » a marqué toute une génération cherchant désespérément des opportunités professionnelles après leurs diplomations tardives en pleine tourmente économique.
Un horizon incertain mais prometteur ?
Malgré ce tableau sombre peint sur l’avenir économique immédiat partagé entre générations milléniales et zétistes, l’histoire montre également qu’avec suffisamment de temps et d’ajustements proactifs tant individuels qu’institutionnels peuvent permettre aux nouvelles classes professionnelles d’émerger raisonnablement résilientes face aux cycles économiques fluctuants courants depuis longtemps observés aux États-Unis.
Cox exhorte donc ; « d’accord… vous devez vous concentrer sur vos compétences humaines », suggérant ainsi que développer sa capacité empathique ou sa stratégie pourrait constituer un atout important dans un monde professionnel paramétré vers l’automatisation accélérée via technologies IA émergentes.
De belle résilience collective afin finalement naviguer paisiblement vers demain anticipativement favorable !