Les hommes de la génération Z (les « zoomers ») rencontrent des difficultés croissantes sur le marché du travail, où ils affichent des taux de chômage plus élevés que leurs homologues féminines. Alors que les femmes dominent certains secteurs en croissance, comme les soins de santé, les hommes semblent pâtir d’un ralentissement dans des domaines traditionnels tels que la technologie et les affaires.

- Les hommes de la génération Z rencontrent des difficultés professionnelles, avec un chômage plus élevé que celui des femmes.
- Les secteurs traditionnels comme la technologie et les affaires se détériorent pour ces jeunes hommes, tandis que ceux liés aux soins de santé favorisent les femmes.
- Le marché du travail est marqué par une baisse d'opportunités globales, notamment après la pandémie.
- Malgré une meilleure rémunération dans certains secteurs féminins, la présence masculine reste faible et en déclin.
Le malaise des zoomers masculins sur le marché du travail
La génération Z fait face à un marché du travail difficile, surtout pour ses jeunes hommes. Ces derniers ont vu leur taux de chômage grimper au-dessus de celui des femmes depuis la pandémie. Cette situation illustre une tectonique des plaques dans l’emploi, avec une disparition progressive des itinéraires professionnels traditionnels.
Le climat économique actuel est également préoccupant. En juillet 2023, le marché a connu une chute importante avec seulement 73 000 nouveaux emplois créés contre une prévision de 106 000 postes, entraînant ainsi un ralentissement notable.
Les femmes génèrent plus d’opportunités
Les données indiquent que les femmes de la génération Z réussissent mieux dans certains secteurs clés comme ceux des soins de santé et de l’éducation. Par exemple, presque 90% des infirmières étaient féminines en 2022, soulignant leur prépondérance dans ce domaine essentiel qui continue d’offrir davantage d’opportunités malgré la pression globale sur l’emploi.
Semee Lim, infirmière à Tampa, affirme : « J’ai été suffisamment béni pour avoir une expérience assez fluide sur le saut [.] Il y a toujours une pénurie d’infirmières. » Son témoignage reflète bien la demande persistante pour ce type de professions alors même qu’elle souligne le manque représentatif masculin dans son secteur.
L’impact négatif sur les diplômés masculins
De plus en plus souvent, les jeunes femmes surpassent les hommes tant au niveau éducatif qu’économique. Selon le Pew Research Center, si en 1995 un quart des jeunes titulaires d’un baccalauréat était équitablement partagé entre sexes, cette proportion pourrait atteindre 47% chez les femmes contre seulement 37% chez les hommes d’ici 2024.
L’écart se creuse : entre juin 2022 et juin 2023, le chômage parmi les récents diplômés masculins est passé à environ 7%, tandis que celui parmi leurs homologues féminins est resté stable à proximité de 5%.
Des salaires déséquilibrés malgré la stabilité
Il existe néanmoins un paradoxe préoccupant : bien que certaines branches récemment investies par les femmes lui confèrent beaucoup plus de sécurité et étonnamment moins précarité qu’historiquement masculinisées comme l’informatique ou l’ingénierie, ces dernières ayant par ailleurs tendance à rémunérer mieux (un salaire médian avoisinant 80 000 $ contre environ 65 000 $ pour celles entrant dans le secteur infirmier).
Gould commente cette dynamique : « Si vous pouvez améliorer [.] la rémunération et [les] conditions », il pourrait être possible d’attirer davantage d’hommes vers ces professions traditionnellement associées aux femmes.
Les réalités du marché du travail révèlent donc plusieurs enjeux stratégiques majeurs qui pourraient modifier profondément son avenir proche alors même que nous assistons à une élévation notable continue du niveau scolaire parmi toutes générations confondues, sexe confondu.