Le 14 mai, à Lusail au Qatar, Gianni Infantino, président de la FIFA, a organisé une cérémonie marquant le transfert de pouvoir pour l’organisation des prochaines Coupes du Monde. Cette événement s’est tenu en présence de Donald Trump et du cheikh Tamim bin Hamad al-Thani. Le choix de ne pas associer le Mexique et le Canada à cette cérémonie suscite des controverses.
Une passation contestée
Après une rencontre dans le Bureau Ovale avec Donald Trump, Gianni Infantino a souhaité célébrer le passage d’organisateur entre le Qatar et les États-Unis pour la Coupe du monde 2026, qui se déroulera également au Mexique et au Canada. Cette initiative a été critiquée principalement parce qu’aucun représentant mexicain ou canadien n’a été invité. Il est par ailleurs noté que Donald Trump avait déclaré que « le président de la FIFA minimisait le rôle » des deux pays co-organisateurs.

Infantino fait face à d’autres reproches concernant ses obligations professionnelles. Prévu en déplacement au Paraguay pour assister au congrès annuel de la FIFA, il a choisi de modifier ce rendez-vous en passant par visioconférence. Ce changement aurait été effectué sans consultation préalable selon un article du « New York Times ».
Une tournée stratégiquement économique
Ce déplacement intervient alors que Donald Trump mène une tournée dans les monarchies du Golfe allant jusqu’au 15 mai, visitant notamment l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Ce voyage est accompagné d’une délégation composée majoritairement de chefs d’entreprise cherchant à établir des contrats lucratifs sur place, dont Elon Musk fait partie.
Cette visite souligne non seulement l’importance stratégique des relations entre les États-Unis et ces pays mais aussi introduit un élément économique crucial dans la dynamique politique actuelle.
L’événement à Lusail interroge donc plus largement sur l’avenir des relations internationales autour du sport et rappelle combien l’organisation d’une grande compétition peut être teintée d’enjeux diplomatiques complexes.