Céleste Perez, artiste d’origine cubaine, a connu un parcours personnel et professionnel tumultueux. Après avoir été signée par le label Interscope et s’être produite aux côtés d’artistes renommés, elle fait face à une remise en question de sa carrière après avoir été laissée pour compte par son label au cours de l’été 2023. En dépit des difficultés, elle continue de composer et se concentre sur la création musicale.
Des débuts marqués par la musique
Céleste Perez est née dans le New Jersey de parents cubains et a grandi principalement dans le sud de la Floride. Ses parents ont envoyé leurs quatre filles dans une école chrétienne. La passion de Céleste pour la musique remonte à son enfance, inspirée par sa sœur Celene qui rêvait Broadway.

À l’âge de 15 ans, elle commence à écrire des chansons sérieusement en jouant du piano, du ukulélé et de la guitare. Elle mentionne que les artistes comme Troye Sivan et Hayley Kiyoko, dont le travail lui « a littéralement sauvé la vie », l’ont profondément influencée. « Quand vous êtes un enfant, la musique verbalise des choses que vous ne savez pas dire », déclare-t-elle.
Berklee College of Music et perte personnelle
Elle signe alors avec Interscope Records.
L’ascension suivie d’un coup dur
Son succès se concrétise lorsqu’elle ouvre pour des groupes tels que Coldplay et Noah Cyrus. En été 2023, Céleste se rend à Londres pour une série de concerts prévue sur un mois.
Cependant, deux jours après sa première performance là-bas, Interscope décide brusquement de mettre fin à leur collaboration. Ludique mais perdue lors d’une chaude journée londonienne sans climatisation dans sa chambre d’hôtel, Céleste ressent un terrible sentiment d’incertitude quant à son avenir musical tout en écoutant « Breathe », une chanson emblématique tirée de la comédie musicale préférée de sa sœur. « Je sentais qu’elle voulait être la chanteuse qui m’avait faite », reconnait-elle concernant ce moment difficile.
Nouveau départ créatif
Un peu plus tard durant cette même journée chargée d’émotion, Céleste écrit rapidement « AT The Beach, in Every Life », qui devient le titre phare pressenti pour son album futur. De retour aux États-Unis, Céleste choisit alors de reculer vers ses racines en retournant dans sa maison familiale où elle reprend contact avec elle-même grâce au vélo ou au yoga chaud. Elle redécore aussi sa chambre pour créer un studio improvisé afin d’apprendre la production musicale avec Ableton tout en cherchant divers moyens financiers via des activités indépendantes présentes sur Internet.
Le voyage musical engagé par Perez révèle ainsi non seulement les défis auxquels fait face l’artiste mais aussi souligne tellement l’aspect résilient inhérent aux artistes contemporains confrontés à des épreuves personnelles considérables tout en gardant espoir envers leur quête identitaire artistique.