Les perspectives économiques américaines mises en péril par les tarifs douaniers, selon Goldman Sachs
Goldman Sachs met en lumière les défis auxquels fait face la croissance économique américaine dans un contexte de guerre commerciale. Selon une analyse récente, toute augmentation de la croissance provenant d’une loi fiscale proposée par le GOP serait directement compensée par des tarifs douaniers. Les investisseurs espéraient que des réductions d’impôts et des relances budgétaires stimuleraient le marché, mais la réalité semble plus complexe.

Tarifs et effets sur la croissance
Ce dimanche, un vote à la Chambre des représentants a avancé un forfait budgétaire républicain jugé « grand et beau ». Certains envisagent qu’un tel package pourrait donner un nouveau coup de pouce aux marchés financiers et à l’économie américaine. Toutefois, cette analyse optimiste est confrontée aux impacts négatifs des tarifs imposés dans le cadre de la guerre commerciale lancée par l’administration Trump.
Dans une note publiée lundi, Goldman Sachs précise : « Le coup à la croissance des tarifs compensera plus que la croissance du package fiscal ».
Les espoirs déçus après l’élection
Suite à l’élection de Donald Trump au poste de président en novembre dernier, les attentes étaient élevées quant à un environnement économique favorable grâce à des politiques pro-croissance. Les réductions d’impôts promise ainsi que la déréglementation ont initialement soutenu les gains post-électoraux. Cependant, ces efforts se sont rapidement heurtés aux conséquences néfastes d’une politique tarifaire agressive.
Au fil du temps, les négociations commerciales ont pris le pas sur les promesses fiscales tandis qu’un projet de loi budgétaire commençait à émerger sur Capitol Hill.
Des perspectives incertaines
Bien que Goldman Sachs ne se prononce pas précisément sur l’impact potentiel du projet de loi pour les marchés boursiers, il convient de noter que l’influence persistante des mesures tarifaires pourrait largement diminuer tout effet positif associé au package fiscal proposé. Dans ce climat instable, certaines options demeurent ouvertes : elles pourraient inclure une amélioration significative des déductions fiscales pour les États ou encore une accélération inattendue des réductions fédérales dans le cadre du projet législatif actuel.
Dans sa note du 12 mai dernier, Jan Hatzius avait déjà rehaussé ses prévisions concernant la croissance américaine en 2025 à 1%, suite au rétablissement temporaire entre les États-Unis et la Chine concernant certains tarifs douaniers.
Le débat autour de ces politiques se poursuit alors que leurs implications peuvent redéfinir non seulement l’économie américaine mais aussi celle mondiale dans son ensemble.