Le 25 janvier, un homme de 66 ans a subi une transplantation d’un rein porcin génétiquement modifié au Massachusetts General Hospital. Tim Andrews, qui attendait une greffe depuis deux ans, se réjouit de sa nouvelle vie sans dialyse. Cette première mondiale pourrait ouvrir la voie à des solutions pour les milliers de personnes atteintes d’insuffisance rénale.
Une transplantation innovante
Le 15 avril, EGenèse a annoncé qu’un patient en phase terminale d’une maladie rénale avait bénéficié d’un rein porcin génétiquement modifié. Cette intervention s’inscrit dans le cadre d’une étude multi-patients visant à explorer les possibilités des xénotransplants.

Le rein a été transplanté par une équipe chirurgicale du Massachusetts General Hospital (MGH) le 25 janvier, après que Tim Andrews, âgé de 66 ans, ait passé deux ans sous dialyse. Sa maladie rénale lui avait imposé un quotidien épuisant et avait causé une crise cardiaque en juillet 2023 pendant sa période d’attente pour une greffe.
Des attentes prolongées
Les patients nécessitant une greffe rénale font face à des listes d’attente longues allant généralement de trois à cinq ans. Cependant, avec un groupe sanguin O comme celui d’Andrews, ses perspectives étaient encore plus sombres, entraînant un temps d’attente estimé entre cinq et dix ans. Les médecins avaient évalué ses chances de recevoir un rein à seulement 9%, tandis que ceux de survivre dans l’intervalle se chiffreraient à 49%.
Andrews s’est alors décidé pour cette nouvelle option. Il est sorti de l’hôpital le 1er février après son opération réussie. Dans ses propres mots : « Dès que je me suis réveillé après la chirurgie, le nuage de dialyse a disparu », déclarant ressentir un regain de vitalité.
Un message d’espoir
« L’ampleur de ce que ces médecins et infirmières ont accompli est incroyable », a mentionné Andrews tout en remerciant l’équipe médicale qui lui a offert cette opportunité rare. Il souligne également qu’il espère que son succès inspirera les plus de 500 000 Américains actuellement sous dialyse : « Je veux les inspirer à ne jamais perdre espoir parce que c’est ce que veut dire cette greffe. C’est une lueur d’espoir. »
La Food & Drug Administration (FDA) américaine a approuvé cette transplantation dans le cadre de sa « voie d’accès élargie », permettant ainsi aux chercheurs et aux cliniciens comme ceux du MGH et EGenèse de mener leurs travaux sur des sujets humains.
Une étude prometteuse
Cette première opération sera suivie par deux autres greffes similaires prévues bientôt au sein du même protocole clinique pour évaluer la viabilité des xénotransplants chez des patients atteints aussi d’insuffisance rénale terminale.
Dr Leonardo Riella du MGH a déclaré : « Notre étude auprès de trois patients fournira des informations critiques sur la viabilité à long terme des xénogreffes en tant que solution transformative pour nombre de patients ayant besoin urgemment d’un rein vital ».
Avec 800 000 Américains, millions partout dans le monde souffrant actuellement d’insuffisance rénale terminale ou avancée, ces procédés pourraient représenter enfin un tournant dans les traitements disponibles contre cette pathologie critique.