Le Rising British Folk Band Shovel Dance Collective fait sensation en réinterprétant les folklores anglais pour aborder des thèmes modernes. À travers leurs performances, le groupe évoque des préoccupations sociopolitiques et affirme que les problèmes d’hier résonnent encore aujourd’hui.
- Le groupe Shovel Dance Collective interprète des airs anciens pour aborder des sujets modernes.
- La chanteuse Mataio Austin Dean interprète des chansons comme «The Merry Golden Tree» et «Je souhaite qu'il n'y ait pas de prisons».
- Les chansons folkloriques semblent toujours pertinentes et résonnent avec les préoccupations actuelles.
- Shovel Dance Collective souhaite éviter une vision nostalgique du passé et maintenir un engagement politique actuel.

La chanteuse Mataio Austin Dean
La chanteuse Mataio Austin Dean présente parfois « The Merry Golden Tree », une chanson sur un garçon de cabine maltraité, en l’interprétant comme une allégorie du rapport employeur-employé : « être shafted par votre patron ». Le groupe interprète également des titres tels que « Je souhaite qu’il n’y ait pas de prisons » et « une centaine d’étirements », qui selon Alex McKenzie, joueur d’accordéon et flûte, pourraient être vus comme des plaidoyers pour l’abolition de la prison.
Le groupe et le folklore
Les chansons folkloriques semblent toujours porter un message pertinent. McKenzie a déclaré : « Il y a un fil très facile que vous pouvez dessiner entre ce que les gens ordinaires étaient préoccupés il y a 100 ou 200 ans et ce qui nous concerne maintenant. » Par ailleurs, la montée de la musique folklorique coïncide avec un regain d’intérêt pour les traditions telles que le Morris Dancing et le Wassailing, témoignant d’un désir croissant chez certains jeunes de renouer avec leur culture à une époque où la précarité économique est omniprésente.
La dernière œuvre du Shovel Dance Collective
La dernière œuvre du Shovel Dance Collective inclut le chant traditionnel « Newcastle », dont le refrain soulève des questions sur l’amour non partagé. Selon Jacken Elswyth, banjoïste du groupe : « Nos fans peuvent interpréter ces paroles comme concernant la romance queer ». De même, Rowan Gather du Goblin Band signale l’importance historique des artistes folk dans le commentaire social : lors du renouveau folk dans les années 60, les messages pro-labour se mêlaient aux questionnements anti-guerre.
La recherche des morceaux traditionnels
Pour découvrir ces morceaux traditionnels, les membres recherchent activement à travers YouTube ou divers archives musicales. Gather souligne néanmoins qu’ils se concentrent souvent avant tout sur l’émotion suscitée par une mélodie avant d’en évaluer toute portée politique : « Parfois, je ne vois que la pertinence sociale d’une chanson après avoir commencé à jouer ».
Le souhait clair du Shovel Dance Collective
Dans le cadre de cette dynamique actuelle autour du folklore, Shovel Dance Collective marque son souhait clair distillé par Austin Dean : éviter une base conservatrice attirée par une vision nostalgique et simpliste du passé anglais. Le rapport actuel aux enjeux modernes va même jusqu’à soulever questions telles que celle-ci : Les problèmes contemporains comme l’intelligence artificielle prenant des emplois sont-ils trop récents ? Pour Austin Dean, malgré certaines réserves exprimées initialement sur le sujet, il voit marquer les liens indéniables entre luttes anciennes et actuelles notamment à travers sa version A cappella lugubre intitulée « Four Loom Weaver ».
Ce retour aux sources semble donc autant nourrir le ciment culturel collectif qu’un véritable engagement dans les combats politiques modernes grâce à un genre musical riche en histoire et en significations profondément ancrées dans notre quotidien.