Chauffage des marchés en prévision de la guerre commerciale : le « T-Day » du 1er août approche
- Le 1er août marque une nouvelle échéance pour les tarifs douaniers annoncés par Trump, créant de la volatilité sur les marchés.
- Certains secteurs, comme la métallurgie et la technologie américaine, pourraient en profiter grâce à des coûts d'importation plus élevés.
- D'autres segments, notamment ceux dépendants de la chaîne mondiale de production, restent vulnérables face aux risques tarifaires et à la dépendance à la Chine.
- Les réactions du marché sont mitigées avec des perspectives tant optimistes que pessimistes selon les analystes.

Le président Donald Trump a fixé une nouvelle date limite pour l’entrée en vigueur de tarifs douaniers, désormais prévue pour le 1er août. Cette annonce a provoqué une volatilité sur les marchés financiers, alors que les investisseurs cherchent à comprendre les implications économiques potentielles de ces nouvelles mesures tarifaires, divers experts se montrant optimistes ou pessimistes concernant cette situation.
La pression monte avant le « T-Day » du 1er août
La nouvelle date limite, initialement fixée au 9 juillet mais reportée au 1er août, laisse les investisseurs dans l’incertitude face aux conséquences d’éventuels nouveaux tarifs. En particulier, Donald Trump a promis qu’aucune autre extension ne serait accordée et a menacé d’imposer des tarifs de 25% sur le Japon et la Corée du Sud, 50% sur le Brésil et 35% sur le Canada.
Perspectives haussières
Certains analystes y voient une opportunité pour certains secteurs. Les entreprises qui fabriquent aux États-Unis pourraient bénéficier des changements à venir. Par exemple, un tarif récemment annoncé par Trump de 50% sur toutes les importations de cuivre pourrait rediriger l’attention vers certaines entreprises américaines comme Freeport-McMoran et Southern Copper Corporation, désignées par Morgan Stanley comme potentiels gagnants dans ce contexte.
Henry Yoshida, PDG de Rocket Dollar, estime que « ces sociétés bénéficieraient d’une puissance accrue de tarification car les tarifs rendraient les importations de cuivre plus chères ». De plus, il identifie également un potentiel croissant pour certaines entreprises technologiques productrices de semi-conducteurs aux États-Unis telles qu’Intel ou encore celles soutenues par la loi One Big Beautiful Bill grâce à un crédit d’impôt avantageux.
Julia Khandoshko, PDG chez Mind Money, partage cet avis : « À court terme », dit-elle encore au sujet des semi-conducteurs américains tels qu’Intel et Nvidia qui pourraient tirer parti d’une production locale renforcée.
Perspectives baissières
Contraste avec la position baissière exprimée par Mark Malek chez Siebert Financial. Il souligne que bien que beaucoup restent incertains quant aux impacts directs des tarifs douaniers imposés par Trump mensuellement depuis son arrivée au pouvoir en janvier dernier, certains segments – notamment celui des biens discrétionnaires et technologies pour consommateurs – sont particulièrement vulnérables selon lui en raison leur dépendance vis-à-vis des chaînes d’approvisionnement mondiales.
Mark Malek précise qu’avec une forte exposition à la Chine qui représente un risque accru pour nombre d’entreprises américaines : « GM vend plus de voitures en Chine qu’aux États-Unis », ajoutant également que Nike fait face aussi à une vulnérabilité particulière puisque plus de 40% sa fabrication provient justement là-bas.
Tom Bruni met également en garde contre ces risques globaux : « a largement conçu ses productions autour du marché chinois… comment le leadership navigue dans ces tarifs donnera ton à mesure aux autres ».
Pour conclure cette analyse sectorielle partagée entre optimisme et pessimisme face aux politiques tarifaires américaines annoncées par Trump juste avant leur mise en œuvre programmée début août reste soumis notamment pendant toute période électorale où chaque décision peut être scrutée davantage compte tenu de répercussions sociales significatives.