Les artistes découvrent un espace abandonné au sein du centre commercial
L’artiste Michael Townsend a repéré ce qu’il décrit comme un « espace nulle part », une véritable anomalie architecturale sans utilité. À l’annonce de l’ouverture imminente du centre commercial, lui et ses amis ont décidé de camper à cet endroit après avoir réalisé que cet espace pourrait devenir leur foyer temporaire. Townsend souligne que cette aventure a été inspirée par la gentrification qui se produisait autour du quartier providentiel : « Ce n’est pas seulement perdre la maison, il perd également des vertèbres historiques du quartier ».
- Michael Townsend a repéré un espace abandonné dans un centre commercial pour y installer une communauté artistique.
- Le premier achat fut un canapé, devenu un symbole de collaboration et de confort.
- Les artistes ont construit une porte avec des parpaings, symbolisant leur détermination et nostalgie.
- Les artistes utilisaient divers accès pour leur appartement et obtenaient des ingrédients auprès des restaurateurs du centre commercial.

Les résidents adoptent rapidement des éléments essentiels
Dans le film, Townsend explique que le premier achat fut un canapé : « C’était un projet collaboratif. Les canapés sont donc comme le geste le plus simple vers la collaboration en ce qui concerne les sièges ». Cet élément devient central non seulement pour y passer des moments conviviaux autour d’une console de jeux vidéo, mais également pour passer la nuit.
Construire des murs avec détermination
Une transformation majeure a eu lieu lorsque les artistes ont décidé d’ériger une porte avec des parpaings : « Je savais que ces scènes avec le mur et les parpaings seraient ces incroyables joncs d’adrénaline », confie Workman. Le déménagement intense de matériaux lourds est couplé à un sentiment nostalgique pour leur jeunesse qui transparaît dans les images capturées.
Démystifier l’agencement intérieur du centre commercial
Le documentariste Colin Bliss explique qu’ils avaient divers accès à leur appartement via des sorties d’urgence ou même à travers un tunnel secret situé au-dessus des toilettes. Quant aux questions pratiques liées aux repas, Townsend raconte comment il achetait de quoi cuisiner chez les restaurateurs du mall, demandant littéralement des ingrédients frais en expliquant cela comme une « chose alimentaire ».
L’importance cruciale de respecter les règles internes
Jay Zehngebot précise que la règle principale consistait à ne pas amener des étrangers dans cet espace privé : « La grande règle était de ne pas amener des gens de l’extérieur ». Cependant, cette norme sera violée par Townsend lorsqu’il introduira un ami externe qui éveillera finalement l’attention des gardiens.
L’appartement comme expérience artistique authentique
Pour ces artistes, vivre dans cet appartement dépassait largement une simple farce ; c’était aussi une extension de leurs pratiques artistiques. Comme l’exprime Townsend : « Il y a certainement une solide veine d’intentionnalité… qui a ajouté à sa survie parce que nous le prenons si au sérieux ». Ce mélange unique d’art et vie quotidienne a permis au projet d’exister durablement pendant plusieurs années.
À travers leurs luttes communes et leurs expériences atypiques témoignées dans ce documentaire captivant, Michael Townsend et ses camarades représentent bien plus qu’un épisode fugace ; ils incarnent un témoignage vivant sur la dynamique créative face aux défis contemporains liés à l’espace urbain.