Guirec Soudée se prépare pour un record du monde en solitaire
Le navigateur breton Guirec Soudée s’apprête à partir en solitaire pour tenter de battre le record du monde du tour du globe d’est en ouest. À bord de son trimaran de 32 mètres, il vise un défi audacieux dans des conditions météo difficiles.

Le départ de cette aventure dépendra « quand la météo le décidera ». Âgé de 32 ans et père de deux enfants, Guirec Soudée attend une fenêtre favorable. « Dans les dix prochains jours, on sait qu’il n’y a pas de fenêtre météo favorable. Et comme c’est une tentative de record du monde, je peux partir quand je veux », a-t-il expliqué à Paris Match. Ce projet est minutieusement préparé depuis plusieurs mois et représente une véritable traversée contre les vents et les courants.
Avant d’entrer dans cette épreuve inédite, Guirec Soudée a acquis un trimaran de la classe « Ultim », qu’il décrit comme « une machine de guerre » mesurant 32 mètres sur 21 : « L’équivalent de trois terrains de tennis ! » Il tentera ainsi de battre le temps référence établi par Jean-Luc Van Den Heede : 122 jours et 14 heures, un record en place depuis 2004.
Un parcours semé d’embûches
La traversée s’annonce complexe avec notamment le passage redouté du Cap Horn, reconnu comme l’une des étapes les plus périlleuses. Bien que son trimaran lui offre des chances raisonnables d’achever l’itinéraire en moins des quatre mois nécessaires, il se montre conscient des risques encourus. Pour y faire face, Guirec Soudée a méticuleusement rénové son bateau : « J’ai changé tout ce qu’il fallait changer : voiles, câbles, panneaux solaires, éoliennes, hydrogénérateur. Je pars avec du neuf partout. »
Il mentionne également avoir pratiqué lors d’une transatlantique cet été pour éprouver la solidité de son navire : « Ça m’a permis de bien pousser le bateau ».
Par ailleurs, malgré ses aspirations à naviguer rapidement autour des systèmes dépressionnaires qui pourraient ralentir sa progression vers Cape Horn, il sera attentif aux conditions météorologiques afin d’évaluer les meilleurs moments pour passer.
Une passion ancrée dans ses origines
Guirec Soudée nourrit une profonde connexion avec la mer depuis son enfance sur l’île Pors Scaff dans les Côtes-d’Armor. Son amour pour la navigation est si fort qu’il admet que rester trop longtemps sur terre affecte son bien-être : « Quand je reste trop longtemps à terre, ça ne va pas ».
En matière communicationnelle durant son périple marin qui sera suivi par TF1 via divers reportages au journal télévisé pendant son voyage. il assure vouloir conserver sa méthode habituelle : « Je ne vais rien changer. Mon travail ce sera raconter des histoires et envoyer du contenu ».
Son avenir promet encore davantage après ce tour mondial ; l’année prochaine sera marquée par la Route du Rhum, suivie ensuite par l’Arkea Ultim prévu pour 2027-2028. Il souhaite également embarquer ses enfants lors des prochaines aventures océaniques.
À quelques semaines d’un départ incertain mais déjà chargé d’émotions et défiant toutes attentes en mer ouverte, Guirec Soudée semble déterminé à écrire une nouvelle page glorieuse dans l’histoire maritime.