Une nouvelle série humoristique aborde le drame post-11 septembre aux États-Unis
La première de la série animée # 1 HAYAL FAMILY USA, lancée jeudi sur Amazon Prime Video, propose une approche inédite du fanatisme islamophobe vécu par une famille musulmane américaine après le 11 septembre. Créée par Ramy Youssef et Pam Brady, cette œuvre mêle humour noir et réflexion sociale.
L’épisode inaugural se déroule la veille des attentats du 11 septembre 2001. Le protagoniste Rumi, fils d’une famille égyptienne-américaine, exprimé par Ramy Youssef lui-même, est préoccupé uniquement à séduire son enseignant bien aimé. Il porte ainsi un maillot oversized arborant un message ludique. Cependant, tout bascule dès le lendemain lorsque les événements tragiques changent soudainement leur existence.

Parallèlement, Salma Hindy joue le rôle de sa mère reconnectant avec sa foi en portant un hijab.
La construction narrative fait évoluer Rumi entre différentes identités sociales alors qu’il tente tant bien que mal à ajuster ses relations scolaires et familiales dans ce nouvel environnement hostile.
Personnages principaux
Rumi : garçon égyptien-américain, exprimé par Ramy Youssef. Préoccupe principalement d’impressionner son professeur, Mandy Moore.
Hussein : père de Rumi, ancien médecin devenu propriétaire d’un chariot halal.
Salma Hindy : mère de Rumi, obsédée par la princesse Diana et qui porte un hijab après un retour à sa foi.
Mona : sœur aînée de Rumi qui cache son orientation sexuelle (interprétée par Alia Shawkat).
Agent du FBI, personnage avec un problème d’alcool (interprété par Timothy Olyphant).
Éléments significatifs
L’animation illustre souvent l’anxiété des personnages avec des conceptions stylisées par Mona Chalabi.
Des éléments narratifs incluent le changement brutal dans la vie quotidienne suite au 11 septembre 2001 et comment cela impacte la dynamique familiale.
Article d’actualité
« # 1 Happy Family USA » réussit à traiter ces thématiques délicates tout en mettant en avant l’humour inhérent aux situations comiques pouvant émerger durant l’adolescence face à une société devenue soudain plus xénophobe.
Ainsi se dessine un équilibre subtil entre légèreté narrative et critiques plus profondes sur les réalités contemporaines vécues hors écran : « C’est un équilibre délicat à trouver » affirme Youssef qui montre comment réussir pourquoi il est crucial aujourd’hui de raconter ces histoires encore trop souvent ignorées.
Cet abord contemporain reste pertinent pour interroger notre rapport aux différences culturelles tout autant qu’à nos peurs collectives face à l’inconnu ou à ceux qui sont perçus comme « autres ».