Prince Harry et Sentebale : tensions persistantes au sein de l’ONG
Le prince Harry et la présidente de son ONG Sentebale, Sophie Chandauka, se retrouvent dans une situation conflictuelle suite aux conclusions du régulateur britannique des associations. Malgré le rejet des accusations de harcèlement à l’encontre du duc de Sussex, les désaccords internes continuent d’affecter gravement la réputation et le fonctionnement de l’organisation.

Démission du prince Harry
En mars dernier, le duc de Sussex a été contraint à la démission en tant que parrain de Sentebale après un conflit majeur avec sa présidente. Cette ONG, fondée pour lutter contre l’épidémie de sida en Afrique, a vu son conseil d’administration renoncer alors que des accusations pesaient sur Harry concernant des comportements discriminatoires. Celui-ci a vivement réfuté ces allégations.
Conflit public regrettable
Dans ses conclusions rendues début août, la Charity Commission a dénoncé « l’incapacité des administrateurs » à résoudre leurs différends en interne et leur gestion publique du conflit. Le régulateur tient les deux parties responsables pour avoir laissé cette situation nuire à la réputation de Sentebale. Bien qu’aucune sanction ne soit imposée au nouveau conseil d’administration, il ressort une « manque de clarté » dans les rôles attribués aux administrateurs qui favorise les incompréhensions.
Un porte-parole du prince Harry a exprimé son désarroi face à ces résultats : « Il est troublant […] que les conséquences des actions de l’actuelle présidente ne pèsent pas sur elle mais sur les enfants qui dépendent du soutien de Sentebale ». Il a également indiqué que prince Harry se concentrera désormais sur d’autres moyens pour soutenir les enfants au Lesotho et au Botswana.
Préoccupations des administrateurs démissionnaires
Les anciens administrateurs ont fait part dans un communiqué commun de leur inquiétude quant à l’avenir de Sentebale. Ils estiment que la Charity Commission « a choisi d’ignorer les principales préoccupations… concernant la gestion et la gouvernance » sous Sophie Chandauka. Celle-ci affirme se réjouir néanmoins des conclusions qui confirment ses propres préoccupations soulevées plus tôt cette année.
Accusations non élucidées
Sophie Chandauka n’a cependant pas commenté directement le fait que la commission n’a trouvé aucune preuve attestant d’un harcèlement ou d’une misogynie systémiques au sein de l’association. Le régulateur reconnaît pourtant une forte perception négative parmi certains membres en désaccord avec sa direction actuelle.
Un représentant officielde Sentebale a rappelé que bien qu’aucune enquête n’ait été menée spécifiquement sur ces accusations individuelles, cela ne signifie pas une innocente absolue pour le prince Harry. L’association envisage désormais éventuellement une médiation par ACAS pour réguler ce type de contentieux.
L’avenir immédiat semble donc précaire pour Sentebale alors même qu’elle vise à protéger ceux qui bénéficient encore aujourd’hui.de ses services essentiels auprès des populations vulnérables en Afrique.