L’université de Harvard a engagé une bataille judiciaire contre l’administration de Donald Trump suite à la suspension de milliards de dollars en subventions et contrats fédéraux cruciaux pour sa recherche. Ce procès, déposé dans le Massachusetts, vise également plusieurs personnalités proches du président sortant.

- Harvard a engagé des avocats du GOP pour attaquer Trump concernant un gel de financement.
- Le gel affecte les programmes de recherche, notamment dans le développement de médicaments contre Parkinson et Alzheimer.
- Harvard a formé une équipe juridique incluant des avocats ayant des liens avec des alliés républicains.
- La suspension du financement suit des rejets de demandes de l'administration Trump concernant la diversité et l'inclusion.
Un enjeu majeur pour la recherche
Harvard argue que le gel des financements affecte significativement ses programmes de recherche, notamment dans le développement de nouveaux médicaments contre des maladies telles que Parkinson et Alzheimer. De plus, ces fonds sont essentiels à d’autres projets innovants comme « des nanofibres d’ingénierie pour protéger les services publics et les premiers intervenants » ainsi qu’à un système d’« intelligence artificielle pouvant diagnostiquer et traiter le cancer ».
Une équipe juridique bien établie
Pour mener cette action, Harvard a constitué une équipe juridique diversifiée comprenant des avocats ayant des liens avec des alliés républicains. Parmi eux se trouve William Burck, avocat chez Quinn Emanuel qui a précédemment conseillé la Maison Blanche sous George W. Bush. Notons que Robert K. Hur, un autre avocat impliqué, a été lui-même nommé par Trump au poste d’avocat américain du Maryland en 2017.
Le cabinet d’avocats évoqué dans cette affaire comprend aussi Lehotsky Keller Cohn, dont certains membres ont été greffiers auprès de juges conservateurs tels que Brett Kavanaugh ou Samuel Alito.
Contexte politique tendu
La suspension du financement est survenue après que Harvard a rejeté les demandes émanant de l’administration Trump visant à démanteler ses efforts en matière de diversité et d’inclusion. Cette décision avait alors conduit à un examen fédéral accusant l’université d’encourager ce que l’administration qualifiait « d’idéologies divisantes ». Le président de Harvard, Alan M. Garber, a exprimé son désir que « aucun gouvernement – quel que soit le parti au pouvoir – ne dicte ce que les universités privées peuvent enseigner ».
Réaction officielle
En réponse aux accusations émises par Harvard, Harrison Fields, directeur adjoint de presse à la Maison Blanche, a déclaré que « les fonds fédéraux sont un privilège » réservé aux institutions qui respectent certaines conditions minimales. Ce différend met en lumière une collaboration complexe entre institutions académiques et politiques publiques.
Cette affaire soulève plus largement des questions sur la relation entre puissance gouvernementale et autonomie universitaire dans un climat politique devenu particulièrement polarisé ces dernières années.