Féminicide au tribunal de Ventura : Zarbab Ali reconnu coupable du meurtre de Rachel Castillo

Un homme de 28 ans, Zarbab Ali, a été reconnu coupable de « meurtre au premier degré » pour l’assassinat brutal de son ex-compagne, Rachel Castillo, âgée de 25 ans. Ce féminicide a eu lieu dans la nuit du 10 novembre 2022 en Californie. Zarbab Ali a avoué avoir poignardé sa partenaire et d’avoir ensuite enterré son corps.
Dans une décision marquante rendue par le tribunal du comté de Ventura, Zarbab Ali a admis s’être introduit illégalement dans l’appartement de Rachel Castillo. Il avait planifié cette agression depuis plusieurs mois en raison d’une colère alimentée par sa jalousie. Lors de son audience, il a déclaré : « Je voulais qu’elle meure » et obtempéré à ses pulsions violentes. Il s’est caché près de la salle de bains avant d’attaquer Rachel lorsqu’elle est sortie.
Zarbab Ali a décrit comment il avait poignardé mortellement Rachel alors qu’elle tentait désespérément d’échapper à son agresseur. « C’était horrible. Je la poignardais sans cesse », a-t-il raconté avec un sang-froid glaçant, se disant pris d’une frénésie meurtrière.
Sa préméditation est mise en évidence par le fait qu’il avait confié leurs deux enfants, âgées respectivement de 2 et 5 ans, à ses parents le soir des faits. Par ailleurs, il avoue avoir creusé une tombe peu profonde pour enterrer Rachel dans une vallée proche et être revenu plus tard pour déterrer son corps afin de commettre des actes odieux sur celui-ci.
Lors des interrogatoires qui ont suivi son arrestation, il a encore ajouté : « Pour confirmer que je suis un monstre, je l’ai violée… Si je n’avais pas assumé ma nature monstrueuse, elle serait morte inutilement ». Au cours du procès, Zarbab Ali n’a pas présenté d’excuses mais mentionne : « Je pense que je mérite de mourir ».
Reconnu coupable non seulement du meurtre mais aussi d’autres chefs d’accusation tels que l’exhumation illégale et les actes sexuels sur des restes humains, Zarbab Ali risque désormais la prison à vie. La sentence sera prononcée le 12 janvier 2026.
Après le verdict prononcé contre lui, les proches de Rachel Castillo ont exprimé leur soulagement devant cette justice enfin rendue tout en précisant que la victime ne trompait pas son compagnon comme cela avait été insinué durant les débats. Sa tante Renee Redding souligne : « Rachel était une bonne mère. Ses enfants la regretteront ».
Ce drame soulève non seulement une réflexion sur les violences faites aux femmes mais rappelle également l’impact tragique sur les enfants laissés derrière eux face à ces atrocités.