Huit lieux à éviter en 2026 en raison de l'overtourisme, d'après des experts du secteur

Surtourisme : Montmartre et d’autres destinations populaires en alerte pour 2026

Le phénomène du surtourisme est devenu un sujet de préoccupation internationale, touchant des destinations comme Montmartre, les îles Canaries, et l’Antarctique. Le guide de voyage Fodor’s a récemment publié sa « No List » pour 2026, mettant en lumière huit sites où la pression touristique devient insoutenables.

Huit lieux à éviter en 2026 en raison de l’overtourisme, d’après des experts du secteur

Une liste controversée

La « No List » répertorie des endroits que les voyageurs seraient mieux avisés d’éviter à cause des impacts négatifs croissants du tourisme. Selon Fodor’s, cette liste n’incite pas au boycott mais vise à “mettre en évidence les destinations où le tourisme exerce des pressions insoutenables sur les terres et les communautés locales.”

Parallèlement, une « Go List » annuelle promeut 26 lieux recommandés pour leur accessibilité et leur impact réduit sur l’environnement.

Montmartre face aux défis du surtourisme

Le quartier emblématique de Paris, Montmartre, est particulièrement touché par le surtourisme. Ses habitants se plaignent d’une hausse incessante des prix et du déplacement forcé des résidents locaux, dénonçant ce qu’ils qualifient de « Disneyfication » de leur quartier. Selon un rapport du journal français Le Mondecela s’accompagne d’une baisse visible des commerces destinés aux locaux ainsi que de longues files d’attente pour les photos touristiques.

Des inquiétudes mondiales

En plus de Montmartre, d’autres lieux font partie de cette liste inquiétante :

L’Antarctique

Bien que moins fréquenté que certaines autres destinations touristiques majeures comme Venise, l’Antarctique pourrait accueillir trop de visiteurs dans les années à venir selon Fodor’s. Le nombre de touristes y a décuplé entre 1992 et 2020. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) appelle déjà à davantage de mesures protectrices face aux dommages écologiques liés au tourisme croissant.

Les îles Canaries

Cette région espagnole fait face à une forte opposition locale contre le surtourisme qui engendre surpopulation et nuisances environnementales. Des manifestations ont eu lieu avec des slogans tels que « Les Canaries ont une limite ».

Parc national des Glaciers

Avec plus de 3,2 millions visites en 2024, ce parc national américain cherche néanmoins à gérer l’afflux via un système de réservations programmées pendant l’été tout en protégeant son écosystème.

Autres sites notables

  • Isola Sacra (Italie) : projection controversée d’un nouveau port.
  • La région centrale jungfrau (Suisse) : défis environnementaux liés au boom touristique.
  • Mexico : préoccupations culturelles exacerbées par gentrification.
  • Mombasa (Kenya) : affrontement entre afflux touristique massif et besoin urgent d’infrastructures durables.

Vers une prise conscience collective ?

Alors que ces destination se retrouvent sous pression croissante due à « un afflux potentiel excessif », il semble essentiel qu’un dialogue sur notre façon d’aborder touriste revient nécessairement tout autant dans ces espaces protégés qu’historiques ou naturels emblématiques avant qu’ils ne perdent leur essence authentique sous le poids irréversible du tourisme non régulé.

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