Une humanitaire irlandaise et un enfant de trois ans ont été enlevés, accompagnés de sept autres personnes dans un orphelinat.

Chapô :

Dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 août, un orphelinat à Kenscoff, près de Port-au-Prince, a été le théâtre d’un enlèvement impliquant neuf personnes, dont Gena Heraty, missionnaire irlandaise. Pour l’instant, aucune rançon n’a été demandée.

Une humanitaire irlandaise et un enfant de trois ans ont été enlevés, accompagnés de sept autres personnes dans un orphelinat

Enlèvement nocturne à l’orphelinat Sainte-Hélène

L’enlèvement des neuf otages s’est produit vers 3 heures du matin au sein de l’orphelinat Sainte-Hélène. Les assaillants armés ont fait irruption dans l’établissement sans ouvrir le feu. Des informations révélées par The Guardian indiquent que parmi les otages se trouve Gena Heraty, responsable de l’orphelinat depuis 1993 et qui supervise un groupe d’enfants pouvant aller jusqu’à 270 rejoignant cet établissement.

Le maire de Kenscoff, Massillon Jean, a affirmé que cet acte semblait « planifié ». Il a précisé : « Ils ont franchi un mur pour entrer dans la propriété avant de se diriger vers le bâtiment où séjournait le directeur, repartant avec neuf otages. »

Aucune demande de rançon formulée

Pour le moment, aucune demande de rançon n’a été reçue des ravisseurs. Cependant, Gena Heraty a pu utiliser son téléphone pour informer son organisation qu’elle était bien parmi les otages ; aucune information sur leur état de santé n’a été divulguée.

L’enlèvement rappelle la hausse inquiétante d’incidents similaires en Haïti. En avril 2021, deux prêtres français avaient été kidnappés à Croix-des-Bouquets avant d’être libérés près de trois semaines plus tard.

Kenscoff et une situation chaotique

Kenskoof est actuellement sous la menace du gang Viv Ansanm (« Vivre ensemble »), qui contrôle plusieurs zones autour d’elle. La violence en Haïti s’est intensifiée depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse en juillet 2021 et se traduit par un climat instable à Port-au-Prince où des gangs bien armés imposent leur loi.

Ce nouvel enlèvement souligne la détérioration continue de la sécurité dans le pays et pose une question brûlante sur les mesures nécessaires pour protéger tant les haïtiens que les travailleurs humanitaires présents sur place dans ce contexte hostile.

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