Un vaste raid d’immigration a eu lieu jeudi sur un chantier de construction de l’usine de batteries Hyundai-LG en Géorgie, entraînant l’arrestation de près de 500 travailleurs. Ce coup de filet s’inscrit dans le cadre d’une enquête sur des pratiques d’emploi illégales et des crimes fédéraux, selon des responsables du gouvernement américain.

Des arrestations massives
Jeudi soir, un total de 475 travailleurs ont été détenus sur le site en construction, dont une majorité étaient des ressortissants coréens. Les autorités américaines ont précisé que bon nombre d’entre eux étaient des sous-traitants travaillant pour la HL-GA Battery Company. Aucun acte d’accusation n’avait été déposé au moment où les informations ont été communiquées.
Steven Schrank, agent spécial aux enquêtes sur la sécurité intérieure pour la Géorgie, a déclaré lors d’une conférence de presse : « Il s’agissait en fait de la plus grande opération d’application d’un seul site dans l’histoire des enquêtes sur la sécurité intérieure ».
Un projet ambitieux
L’usine visée par ce raid fait partie d’une opération plus large évaluée à 7,6 milliards de dollars, qui comprend également une ligne pour les véhicules hybrides électriques et rechargeables ainsi qu’une production dédiée à Genesis Luxury Kia. La mise en service est prévue pour le premier semestre 2024.
Hyundai Motor Company a reconnu être informée du raid mené sur le chantier. Dans un communiqué mis à jour, elle a affirmé : « Nous surveillons étroitement la situation tout en travaillant pour comprendre les circonstances spécifiques. Sur la base de notre compréhension actuelle, aucune détenue n’est directement employée par Hyundai Motor Company ».
Dans cette même déclaration, Hyundai a réitéré son engagement envers les lois et réglementations applicables dans tous ses marchés ainsi que sa volonté « de traiter toutes les personnes avec dignité et respect ». Chris Susock, directeur du secteur fabrication Américain, assure un suivi rigoureux du respect des réglementations par ses sous-traitants.
Cette affaire soulève une question importante quant aux pratiques migratoires au sein des entreprises opérant aux États-Unis à l’heure où elles intensifient leurs investissements locaux.