Dans la nuit du 11 au 12 novembre, un événement rarissime a eu lieu à Paris : des aurores boréales ont été observées au-dessus du dôme des Invalides. Le photographe et ingénieur Yoël Taïeb, passionné par l’astrophotographie, a réussi à capturer ce phénomène exceptionnel après avoir suivi de près l’activité solaire. Selon lui, de nouvelles éruptions solaires pourraient permettre une nouvelle observation dans les jours à venir.
## Un spectacle céleste inattendu Dans la nuit du 11 au 12 novembre, le ciel parisien a offert un spectacle inhabituel avec des aurores boréales visibles. Ce phénomène a été immortalisé par Yoël Taïeb, un ingénieur de 32 ans spécialisé en traitement d’images et passionné d’astrophotographie. « Quand j’ai vu la photo à l’écran, j’ai fait un énorme bond.

C’est dingue d’obtenir ceci à Paris », confie-t-il. Sa quête pour capturer ces lumières magiques a commencé quelques jours avant cet événement lorsqu’il reçoit une alerte sur son téléphone concernant de « grosses éruptions solaires, des éruptions solaires majeures de classe X ». Ces événements, qui libèrent d’importantes quantités de masse coronale, peuvent générer des aurores jusque dans nos latitudes.
## Des conditions détectées La nuit fatidique, malgré la pollution lumineuse parisienne qui complique l’observation du ciel nocturne, les conditions semblent réunies pour tenter sa chance. « J’ai reçu une nouvelle notification qui me disait que la masse coronale était arrivée et qu’il y avait eu un impact », explique-t-il. Avec détermination, il se rend à la place Vauban face aux Invalides, « c’était assez idéal comme endroit », et attend patiemment l’apparition souhaitée.
À minuit cinquante, les indicateurs s’affolent sur ses appareils : « C’est à ce moment-là qu’on a vu qu’il se passait des choses ». ## L’instant décisif L’excitation monte alors que le phénomène devient visible vers trois heures du matin. La première image exploitable apparaît sur son écran : « J’étais comme un fou quand j’ai commencé à réaliser que c’était visible », raconte-t-il avec enthousiasme.
À cinq heures du matin, satisfait de sa prise de vue initiale mais désireux d’améliorer son travail, Yoël regagne son domicile pour retravailler sa photo sous des conditions optimales : « Quand j’ai vu le résultat final. j’étais très heureux ». ## De nouvelles possibilités ce soir Cette expérience photographique unique s’inscrit dans la continuité d’un projet qu’il nourrit depuis plusieurs années : allier architecture humaine et phénomènes naturels dans ses clichés. Cependant, le phénomène pourrait ne pas s’arrêter là ; Yoël anticipe potentiellement d’autres apparitions d’aurores boréales cette même nuit si les conditions restent favorables.
« Je ressortirai. On n’a pas deux fois dans une vie l’occasion de photographier des aurores à Paris », assure-t-il avec une promesse riche en anticipation pour cette aventure céleste inédite en plein cœur de la capitale française.