Chapô
- Le nombre de centres de données aux États-Unis augmente rapidement, surtout pour soutenir l’IA.
- Ces infrastructures consomment beaucoup d’énergie et d’eau, posant des problèmes environnementaux et résidentiels.
- Les grandes entreprises s’engagent à réduire leur impact écologique face aux critiques croissantes.

La construction de centres de données aux États-Unis connaît une forte accélération, en grande partie à cause du boom de l’intelligence artificielle (IA). Plus d’un millier de ces infrastructures sont en projet ou déjà réalisées, mais leur proximité avec des zones résidentielles suscite des inquiétudes quant à leur impact sur la qualité de vie et les ressources environnementales.
Une explosion du nombre de centres de données
Aux États-Unis, on dénombre actuellement 1 240 centres de données construits ou approuvés pour 2024. Ce chiffre représente une augmentation spectaculaire par rapport à 2010 et correspond à un nouvel élan engendré par les géants technologiques qui investissent massivement dans les infrastructures nécessaires au développement de l’IA.
Investissements colossaux
Pour cette année, Amazon, Meta, Microsoft et Google prévoient d’investir environ 320 milliards de dollars, principalement pour soutenir leurs projets d’IA. Ces entreprises nécessitent davantage d’espaces dédiés aux calculs intensifs réalisés par divers modèles technologiques.
Les conséquences sur le cadre urbain
La concentration des centres de données est particulièrement observable en Virginie, où le comté de Loudon est devenu la zone la plus dense du pays. Ces installations exigent d’importantes ressources électriques et hydriques, semblables à celles consommées par une petite ville. Leur présence dans des zones résidentiellement peuplées soulève des préoccupations parmi les habitants concernant le bruit et l’impact environnemental.
Carlos Yanes vit près d’un centre Amazon : « J’ai dépensé près de 20 000 dollars pour remplacer mes fenêtres afin d’étouffer le bruit ». Malgré les efforts menés par Amazon pour réduire ce désagrément acoustique, Yanes souligne que des vibrations persistent chez lui.
Impact global sur l’environnement
Les centres consomment également beaucoup d’eau ; ceux autorisés en Arizona peuvent utiliser jusqu’à 3 millions gallons par jour. En outre, selon une analyse récente, les clients dans au moins 41 États font face à une hausse anticipée des factures énergétiques en raison des besoins croissants liés aux centres.*
En tenant compte que presque 40% des nouveaux sites sen trouvent dans des régions soumises au stress hydrique extrême, cela alimente les inquiétudes quant à durabilité environnementale. Microsoft a rapporté avoir consommé près de 2,1 milliards gallons d’eau en 2023 tout en s’engageant vers un bilan hydrique positif auparavant établi pour entraîner son empreinte écologique avant « 2030 ».
Engagements verts renforcés
Face à ces critiques environnementales grandissantes, plusieurs entreprises prennent position. Meta s’est engagée à restituer plus d’eau qu’elle n’en utilise alors que Google promet également un retour significatif sur sa consommation actuelle.
Bien que ces promesses puissent apporter un certain réconfort aux communautés affectées par le développement rapide globalisé des technologies numériques protégeant cet écosystème mondialement connecté dans lequel ils habitent encore entre approche pionnière numérique durable(s) et stabilité locale préservée*.