Un rêve brisé chez Tesla : le parcours d’Arlina Yang face à l’incertitude

Arlina Yang, étudiante taïwanaise de l’Université de Californie, Davis, a vu son stage tant espéré chez Tesla annulé en avril dernier. Cet événement marquant lui a fait réévaluer sa vision des entreprises technologiques tout en renforçant sa résilience.
Un stage rêvé qui se transforme en désillusion
Arrivée aux États-Unis en 2019, Arlina Yang avait toujours considéré décrocher un stage dans une grande entreprise technologique comme un symbole de réussite. Quand elle a obtenu une offre pour un stage en logiciels et communications numériques chez Tesla, elle s’est réjouie. « C’était presque comme un rêve devenu réalité », explique-t-elle.
Cependant, cette promesse s’est écroulée lorsqu’elle a appris que son stage était annulé avec celui de toute la cohorte estivale 2024. Plus de 14 000 employés ont également été licenciés au même moment. Ce coup dur l’a plongée dans l’incertitude alors que le calendrier du recrutement se faisait pressant et les opportunités rares.
« J’étais vraiment inquiète car, à ce moment-là, le calendrier de recrutement était assez tard », confie-t-elle après avoir reçu la nouvelle.
Une remise en question salutaire
Cette annulation lui a permis d’analyser sa propre résilience. Au lieu de se laisser abattre par cet échec qu’elle n’a pas pu contrôler, Arlina Yang a cherché des moyens d’agir pierre par pierre vers son avenir professionnel. Elle déclare : « Le licenciement n’est pas quelque chose que vous pouvez contrôler, mais la façon dont vous réagissez est quelque chose que vous pouvez contrôler ».
Yang a donc intensifié ses recherches d’emploi avec détermination ; elle avait déjà postulé à environ 250 offres avant et environ 250 autres après la perte de son stage chez Tesla.
Ce processus introspectif l’a poussée à créer Career Nowune lettre d’information destinée aux étudiants manquant souvent d’orientation professionnelle. Aujourd’hui cette initiative aide plus de 73 000 étudiants, contrairement à ce qu’elle aurait réalisé chez Tesla.
L’économie volatile et les réalités des Big Tech
Arlina constate aussi que peu importe où l’on se trouve sur le marché du travail aujourd’hui, rien n’est totalement sécurisé. À travers ses expériences personnelles et professionnelles actuelles – notamment son rôle actuel comme responsable campus chez Notion et stagiaire en marketing contenu chez Siemens – elle souligne combien il peut être difficile pour les jeunes diplômés ou stagiaires d’obtenir leur place lors des périodes économiques instables.
Elle conclut avec sagesse : « Honnêtement un stage était le meilleur moment pour être licencié [.] J’encourage les étudiants à considérer une mise à pied comme une pause plutôt que comme une fin ».
Les témoignages tels qu’aux siens mettent ainsi en lumière non seulement les défis auxquels sont confrontés ceux qui aspirent à intégrer les grands groupes techs mais soulignent également leur force intérieure pour avancer malgré ces revers professionnels significatifs.