Les récents tarifs douaniers affectent de manière significative les grandes marques américaines et internationales, avec des conséquences variées sur leurs ventes. Coca-Cola, Hasbro, Adidas et Amazon réagissent à ces nouvelles dynamiques économiques tout en tentant de naviguer dans un marché devenu plus complexe.
Les effets des tarifs sur les marques
Les tarifs douaniers imposés par le gouvernement américain ont des répercussions majeures sur plusieurs grandes marques. Certaines d’entre elles signalent une tendance préoccupante : la baisse des ventes et l’augmentation potentielle des prix pour les consommateurs.

Adidas
Adidas, basé en Allemagne, a annoncé que presque tous ses produits augmenteront de prix aux États-Unis en raison des tarifs actuels. Le PDG de l’entreprise, Bjørn Gulden, a déclaré : « Nous ne pouvons actuellement produire presque aucun de nos produits aux États-Unis ». Il a ajouté : « Si les tâches restent, bien sûr, il y aura des augmentations de prix sur le marché américain ».
Amazon
Le géant du e-commerce Amazon s’est également exprimé au sujet des défis posés par ces tarifs. Lors d’un point presse, le PDG Andy Jassy a affirmé qu’il était « focalisé maniaque » sur le maintien des prix pour ses clients malgré la pression tarifaire. Cependant, il a précisé que l’évolution tarifaire pourrait aussi dépendre des décisions prises par les vendeurs tiers présents sur sa plateforme. Par ailleurs, Amazon a déjà réservé 1 milliard de dollars pour faire face à ces coûts.
La secrétaire de presse de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a critiqué Amazon après un rapport indiquant que l’entreprise prévoyait d’expliquer comment les tarifs influaient sur les hausses tarifaires pour ses acheteurs. Elle qualifie cette démarche d’« acte hostile et politique ».
Coca-Cola
Du côté de Coca-Cola, le PDG James Quincey a indiqué que si les effets liés aux tarifs étaient « gérables », ils demeuraient impactants. En effet, différentes matières utilisées dans ses installations sont généralement sourcées localement ; néanmoins certaines importations persistent. Quincey note également une baisse notable parmi certains groupes démographiques : « Nous avons vu nos ventes glisser parmi les consommateurs hispaniques aux États-Unis et dans certaines parties du Mexique près de la frontière américaine », révélant ainsi qu’« une partie de la tension géopolitique ne faisait que rendre les gens un peu plus prudents avec leurs dépenses ». Pour contrer cette situation difficile auprès du public mexicain, Coca-Cola lance une campagne publicitaire intitulée « Hecho en México » ou « Made in Mexico ».
Hasbro
Concernant le secteur du jouet, le PDG d’Hasbro, Christian Cocks, évoque une possible chute similaire à celle observée lors de la Grande Récession entre 2008 et 2009 en raison des nouveaux tarifs imposés par l’administration Trump. Il prédit que ces tariffs pourraient réduire le bénéfice net d’Hasbro entre 60 millions et 180 millions de dollars d’ici 2025.
Une grande partie des produits Hasbro est fabriquée en Chine ou ailleurs ; même si certains jeux demeurent fabriqués localement.
Cet ensemble met clairement en évidence comment certaines entreprises doivent s’adapter rapidement à un environnement commercial déstabilisé par les politiques tarifaires actuelles. La réponse variable entre différentes marques dévoile également leurs stratégies respectives face aux perturbations du marché mondial.