Technologie d’interface cérébrale : un patient atteint de SLA contrôle un Apple Vision Pro avec son esprit grâce à un implant
Apple, en collaboration avec la startup Synchron, explore l’utilisation d’implants pour contrôler des appareils par la pensée. Un patient atteint de sclérose latérale amyotrophique (SLA) a réussi à manipuler un Apple Vision Pro grâce au dispositif Sentrode, qui enregistre les signaux électriques du cerveau.

Le Sentrode, implanté dans une veine du cortex moteur, permettrait de traduire les intentions utilisateur en actions sur des dispositifs connectés.
Une technologie prometteuse
Mark Jackson, le premier testeur de ce système, observe ses jambes trembler tout en étant face à un panorama alpin. À cause de sa condition liée à la SLA, il utilise un Apple Vision Pro depuis chez lui à Pittsburgh. Le développement d’une telle technologie pourrait transformer la vie quotidienne des personnes souffrant de problèmes moteurs majeurs.
L’interface se base sur le concept du contrôle par commutateur proposé par les systèmes d’exploitation d’Apple, interprétant des signaux neuronaux comme s’ils provenaient d’un joystick.
Cependant, Jackson met en garde sur les limitations actuelles de cette technologie, notant qu’elle reste inférieure aux gestes rapides effectués manuellement : « C’est loin de la vitesse de quelqu’un qui glisse ses doigts pour faire la même tâche ».
Des tests encore limités
Synchron a installé le Sentrode chez seulement dix patients depuis 2019. Bien que prometteurs, ces essais cliniques progressent lentement et doivent surmonter plusieurs obstacles techniques avant toute généralisation.
Comparativement, la société Neuralink propose son propre implant N1 avec plus de 1000 électrodes directement placées dans le cerveau contre seulement 16 pour le Sentrode.
Synchron et Apple collaborent étroitement dans ce secteur émergent d’interfaces cérébrales. En septembre 2024, marquera une année sans effets indésirables graves observables chez plusieurs patients équipés du dispositif.
Ce type d’innovation témoigne du potentiel transformateur que peut offrir l’intersection entre neuromodulation et technologie grand public pour améliorer l’autonomie des personnes handicapées.