Ce qui importe, c'est la carrière entière, pas juste un succès

Une carrière forgée dans le hip-hop

À 40 ans d’une carrière marquée par ses débuts chez Def Jam dans les années 1980 et une ascension fulgurante dans le milieu musical, Lyor Cohen s’est fait connaître en propulsant des artistes comme Will Smith et Jay-Z.

Des débuts difficiles à Los Angeles

Dans les années 80, après avoir quitté son emploi peu satisfaisant dans un bureau comptable californien où ses amis prospéraient grâce aux soirées qu’ils organisaient, Lyor emprunte 700 dollars à sa mère pour organiser son premier concert avec Run-DMC et d’autres jeunes groupes prometteurs. Son audace lui permet d’attirer l’attention des stars montantes et finalement devenir leur manager. Lyor Cohen a utilisé son sens du timing et sa connaissance du public pour faire signer à Run-DMC un partenariat avec Adidas après que vingt mille fans ont brandi leurs chaussures sur demande des rappeurs pendant leur concert au Madison Square Garden en juillet 1986.

Ce qui importe, c’est la carrière entière, pas juste un succès

Une relation complexe avec Kanye West

Récemment engagé dans une polémique autour de Kanye West suite aux propos antisémites de ce dernier, Cohen reste lucide sur leur ancienne relation professionnelle. Lorsqu’il évoque cet incident : « Sa haine des juifs je ne l’avais jamais vue. À l’évidence il est malade ». En revanche, il conserve une belle estime auprès d’autres artistes tels que Jay-Z qui dit voir en lui « un gars brillant qui écrit un chapitre significatif de notre culture ».

Visionnaire chez YouTube

En tant qu’ancien patron de Warner Music ayant signé dès 2006 avec YouTube alors naissant sur les droits musicaux – avant même que Google n’acquière la plateforme -, Cohen a pressenti que cette nouvelle interface serait cruciale pour raconter visuellement les histoires des musiciens. Aujourd’hui chez YouTube depuis 2016, il répète sa mission : « Comment les faire connaître et vivre ? La fortune et la notoriété, voilà mon boulot ». Il insiste sur le besoin crucial non seulement d’investir financièrement mais aussi d’aider ces artistes à établir une communauté solide autour d’eux afin qu’ils puissent s’épanouir durablement. Bien qu’il n’ait aucune nostalgie envers le passé selon ses dires passés (« Je sais juste que ça va être cool »), Lyor Cohen semble toujours animé par cette flamme initiale qui avait conduit ses premiers pas vers le succès : créer l’environnement propice où chaque talent puisse émerger. Il conclut ainsi sur une note optimiste concernant l’avenir artistique : « Si vous restez proche , il vous guidera à la lampe torche ».

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