L'initiative d'Array pour acquérir une part de 100 millions de dollars dans la fintech a échoué

Un procès sur une promesse non tenue de participation financière chez Array rejeté par un tribunal

  • Le procès de Jason Owen contre Array a été rejeté par un tribunal new-yorkais.
  • Il n'existe pas d'accord écrit prouvant la promesse de participation financière.
  • La société Array se concentre sur des outils pour banques, valorisée à 1,5 milliard de dollars.
  • La justice a confirmé l'absence d'accord et déclaré que les accusations étaient infondées.

L’initiative d’Array pour acquérir une part de 100 millions de dollars dans la fintech a échoué

Un ancien directeur stratégique de la startup fintech ArrayJason Owen, a récemment vu son procès contre l’entreprise et son PDG, Martin Toha, rejeté par un juge de l’État de New York. Owen avait affirmé qu’on lui devait jusqu’à 70 millions de dollars, mais le tribunal a conclu qu’aucun accord écrit ne soutenait ses déclarations.

Jason Owen, ancien directeur de la stratégie au sein d’Array, avait intenté une action en justice contre la société en 2022. Il soutenait que Martin Toha lui avait promis une participation significative dans l’entreprise qui était évaluée à plus d’un milliard de dollars en 2022. Owen affirmait avoir été licencié pour avoir soulevé des préoccupations relatives à des pratiques commerciales jugées contraires à l’éthique par certains.

L’affaire a été examinée après trois ans de litige devant le tribunal commercial. Au cours du procès, le juge Joel Cohen a souligné que les témoignages fournis n’étaient pas suffisamment solides pour justifier les allégations formulées par Owen. « Des personnes expérimentées comme M. Toha et M. Owen comprendraient que des subventions en actions de plusieurs millions de dollars ne sont généralement pas obtenues par un appel téléphonique avec votre patron », a expliqué le juge lors du jugement prononcé le 17 octobre.

La société Array se spécialise dans la fourniture d’outils destinés aux banques et coopératives de crédit afin d’aider leurs clients à protéger leur cote de crédit et leur identité. La valorisation actuelle d’Array est proche des 1,5 milliard de dollars selon des sources du marché.

Dans sa plainte, Jason Owen évoquait également avoir été licencié après avoir interrogé certains clients initiaux d’Array liés à Martin Toha qui revendaient potentiellement des données sensibles jugées abusives par certains régulateurs. Il faisait référence aux antécédents problématiques d’une ancienne startup dirigée par Toha, Profinityqui avait dû faire face à un règlement avec le procureur général de New York en 2015 concernant des allégations frauduleuses à l’encontre des consommateurs.

Malgré ces accusations sous-jacentes, la décision judiciaire s’est concentrée sur la question centrale : celle d’un supposé accord attribuant 5% des capitaux propres sur les premiers 100 millions collectés par Array. Dans un communiqué envoyé suite au verdict, les porte-parole d’Array ont déclaré : « La décision de la Cour a confirmé ce que nous disions depuis le début. il n’y a pas eu d’accord ». Ils considèrent aussi que les accusations portées contre eux constituaient une tentative d’intimidation visant à obtenir indûment des fonds.

Owen ainsi que son avocat n’ont pas réagi aux sollicitations pour commenter cette décision judiciaire importante pour le secteur fintech et son développement futur.

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